Fonds Bleu Bassin du Congo

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  • Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI): 65 millions de dollars pour la forêt de la R.Congo

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    La préservation des forêts HSC et HVC et des tourbières au coeur de ce nouvel accord signé à Paris

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    Paris, le 3 septembre 2019

    A l’occasion de la visite en France du Président Sassou Nguesso, le Président français Emmanuel Macron a signé ce mardi une Lettre d’intention engageant 65 millions de dollars pour la préservation de la forêt tropicale en République du Congo.

    Cet accord est conclu avec CAFI, dont la France assume la présidence cette année. La Norvège, la France et l’Union européenne apportent une contribution de 45 millions de dollars à l’accord, auxquels s’ajoutent 20 millions de dollars de l’Agence française de développement (AFD), du Département britannique du Développement international (DFID) et du Ministère fédéral allemand de l’Environnement (BMU).

    Couvrant 23,9 millions d’hectares qui représentent 69,8% du territoire national soit l’équivalent de la surface de la Grèce et du Portugal réunis les forêts du Congo-Brazzaville constituent une source inestimable de biodiversité et de stocks de carbone.

    L’accord prévoit notamment la mise en œuvre de plans d’utilisation des sols favorisant la protection et la gestion durable des tourbières de la République du Congo, en interdisant tout drainage et assèchement. Découvertes en 2017 dans le bassin du Congo, ces tourbières revêtent une importance vitale dans la lutte contre le changement climatique, car elles contiendraient près de trois années d’émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    La vision du Congo est de maintenir un taux de déforestation historiquement bas tout en diversifiant son économie. Le pays veut atténuer les risques futurs liés à l’exploitation agro-industrielle, comme il l’a montré dans un récent décret interministériel (2018), qui oriente ces activités vers les zones de savane. L’accord avec CAFI vise à aider le Congo à relever ce défi complexe: œuvrer pour un développement économique durable, tout en prenant des engagements dans des secteurs de croissance clés tels que l’agriculture, les mines et les hydrocarbures et en minimisant leurs impacts sur le changement climatique.

    Dans l’accord signé aujourd’hui, le Congo s’engage à ne pas convertir plus de 20 000 hectares par an, et ce uniquement en dehors des zones à haut stock de carbone et à haute valeur de conservation.

    Cette Lettre d’intention est la troisième signée entre CAFI et un pays partenaire, après la République démocratique du Congo en 2016 et le Gabon en 2017.

    Source: cafi.org

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  • Les Pays-Bas prêts à accompagner la commission climat du bassin du Congo pour l’opérationnalisation du fonds bleu pour le bassin du Congo.

    Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre du Tourisme et de l’Environnement et coordinatrice technique de la Commission Climat du Bassin du Congo, a reçu en audience ce lundi 29 avril 2019, Son Excellence Robert SCHUDDEBOOM, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Congo, ayant pour résidence la RDC.

    L’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et la préservation des écosystèmes du Bassin du Congo, ont été au centre de cet entretien.

    Vivement intéressé par la place stratégique qu’occupe le Congo dans la lutte contre les Changements Climatiques, ainsi que par le processus d’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le diplomate Hollandais a indiqué que son pays est prêt à accompagner le Congo dans la réalisation de ces projets ambitieux de sauvegarde de notre planète.

  • Réunion de lancement de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo de la Commission Climat du Bassin du Congo

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    En présence des ambassadeurs des pays membres de la commission climat du Bassin du Congo, des représentants du PNUD-Maroc et PNUD Congo, de la Directrice du Centre des Compétences pour les Changements Climatiques (4C) Maroc, ainsi que d’autres partenaires techniques et financiers, Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre du Tourisme et de l’Environnement, Coordonnatrice Technique de la Commission Climat du Bassin du Congo,  a lancé la réunion préparatoire à l’étude de préfiguration du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, ce jeudi 4 avril 2019.

    Ces travaux qui visent l’harmonisation des points de vue de toutes les parties prenantes sur la compréhension des enjeux, des objectifs, l’approche méthodologique et les résultats attendus de l’étude que va conduire le Cabinet d’étude Ernest & Young adjudicataire du marché. Ils seront sanctionnés par la signature du contrat entre la Commission Climat du Bassin du Congo, PNUD Maroc et le Cabinet d’étude Ernest & Young, en vue de mettre en œuvre la Déclaration des Chefs d’Etat des Pays membres de ladite commission, signée le 29 avril 2018 à Brazzaville à l’initiative de son Excellence Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, Président de la Commission Climat du Bassin du Congo.

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    La version pdf est disponible ici

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  • Communiqué de presse : Lancement de l’Evaluation des offres techniques pour la réalisation de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Objet : Lancement de l’Evaluation des offres techniques pour la réalisation de l’étude de préfiguration du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

    Sous la Présidence de Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Coordonnatrice Technique de la Commission Climat du Bassin du Congo, Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo, la Commission d’évaluation des offres techniques et financières relatives à l’étude de préfiguration du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo entamera ses travaux le lundi 28 Mai 2018 aux locaux du Bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD-Rabat).
    Le lancement des travaux de ladite commission, prévue à 13h00, connaitra également la participation de Madame Nezha El Ouafi, Secrétaire d’Etat chargée du Développement Durable et du Représentant Résident du PNUD-Maroc.
    L’évaluation des offres techniques et financières fait suite à l’appel d’offres du 2 avril 2018 du PNUD Maroc et de l’ouverture des offres qui s’est tenue le 4 Mai 2018.
    La Commission d’évaluation est constituée des représentants du Secrétariat d’Etat chargé du Développement Durable du Maroc, du Centre de Compétences en Changement Climatique (4C Maroc), du PNUD, de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) ainsi que des représentants du Ministère du Tourisme et de l’Environnement du Congo et de la Société civile.
    Au terme de ces travaux, le meilleur cabinet sera sélectionné, pour l’étude de préfiguration du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, principal instrument financier de la Commission Climat du Bassin du Congo.

     

    Vous pouvez télécharger la version pdf en cliquant ici 

  • Conférence de Presse du 12 avril 2018 à Brazzaville : Discours de madame la Ministre Arlette Soudan Nonault, Coordinatrice de la CCBC et F2BC

    Vous pouvez télécharger le discours en cliquant ici

    Mesdames et Messieurs,

    La République du Congo organise le 25 avril 2018 à Brazzaville au Centre International de Conférences de KINTELE, le Sommet des Chefs d’Etat de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), avec comme invité spécial,  Sa Majesté MOHAMMED VI, Roi du Maroc.

    Ces assises de Haut niveau seront précédées par une rencontre des Ministres prévue le 24 avril 2018 dont l’objectif est d’examiner les dossiers à soumettre aux Chefs d’Etat.

    Après avoir fait le bilan des activités de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo depuis un an, le Sommet visent de façon globale l’endossement par les Chefs d’Etat des outils politiques (cas du projet de Déclaration à transmettre aux Chefs d’Etat), techniques (cas des programmes sectoriels de l’économie bleue) et opérationnels (cas de la création de l’Unité de démarrage et du lancement du Dossier d’Appel d’Offre pour la réalisation de l’étude de préfiguration : étude des organes du fonds, Statut, règlement intérieur, les produits financiers du fonds) nécessaires à l’accélération de l’opérationnalisation des deux instruments, afin de passer rapidement à l’action, conformément à l’esprit de la Déclaration de Marrakech et de l’après Accord de Paris.

    Avant de continuer mon propos, permettez-moi de vous rappeler que la Déclaration de Marrakech fut adoptée le 16 novembre 2016 à Marrakech par les Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains à l’issue du Sommet de l’Action en faveur d’une co-émergence du continent. Cette rencontre de haut niveau était organisée en marge de la 22ème Conférence des Parties (COP22) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques, à l’initiative de Sa Majesté MOHAMMED VI, Roi du Maroc.

    Outre la Déclaration, le Sommet de Marrakech avait débouché sur la création de trois commissions dédiées à :

    • la région du Sahel, présidée par la République du Niger
    • la région du Bassin du Congo, présidée par la République du Congo.
    • les Etats Insulaires, présidée par la République des Seychelles.

     

    Chaque Commission a pour rôle de coordonner tous les projets/programmes et initiatives visant à concilier lutte contre les changements climatiques et développement économique.

    Le prochain Sommet de Brazzaville s’inscrit donc dans le cadre de la mise en œuvre de cette Déclaration, entérinée par la 28e Assemblée de l’Union Africaine tenue les 30 et 31 janvier 2017 à Addis Abeba en Ethiopie. Il succède aux rencontres ministérielles organisées à Oyo en mars 2017, Brazzaville en octobre 2017, Bonn en marge de la COP23 en novembre 2017 et Rabat en mars 2018.

     Mesdames, Messieurs,

    De manière spécifique, le Sommet de Brazzaville vise les objectifs principaux suivants :

    • s’approprier la Commission Climat Bassin du Congo et le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo pour une croissance inclusive en Afrique Centrale et de l’Est ;
    • susciter un ensemble d’engagements pour mobiliser les ressources nécessaires au financement de l’Unité de démarrage du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo ;
    • adopter la Déclaration des Chefs d’Etat sur l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

    Mesdames et Messieurs,

    Le Sommet de Brazzaville regroupera plus de 100 participants. En plus de  la République du Congo, les autres pays  concernés par le champ d’intervention de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu seront représentées à un haut niveau. Il s’agit des pays suivants : Angola, Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, Ouganda, RCA, RDC, Sao Tomé & Principe, Rwanda, Tanzanie, Tchad et Zambie.

    Y prendront également part, les organisations de la société civile, les représentants du secteur privé, des représentants des coopérations bilatérale et multilatérale et plusieurs dizaines d’experts internationaux.

    Mesdames et Messieurs,

    Pour terminer mon propos, je me permets de rappeler que le Bassin du Congo constitue la deuxième réserve de forêts denses et humides du monde. Il abrite notamment des tourbières, réserves naturelles contenant des quantités très importantes de carbone. Libérées par des activités anthropiques, ces quantités de carbone, en se mélangeant avec l’oxygène de l’air, produisent du CO2, gaz à effet de serre, responsable du réchauffement de la planète.

    D’où l’intérêt pour la Communauté internationale d’investir massivement dans la protection et la gestion durable de ces tourbières conformément aux dispositions de l’Accord de Paris. Celles-ci exigent que tout soit fait pour que la température de la planète ne dépasse pas 2°C.

     

    Ces tourbières tropicales, les plus importantes au monde d’une superficie de 145 500 km2 avec 30 milliards de tonnes de carbone contenu dans son sous sol, fait que le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical au monde et abritant le premier réseau hydrographique en Afrique, se présente plus que jamais comme une solution incontournable à la lutte contre les changements climatiques.

    Ce territoire qui, contenant en outre 10% de la biodiversité mondiale, verra se développer un nouveau modèle développement visant à concilier lutte contre les changements climatiques et développement économique, conformément à l’engagement pris par les Chefs d’Etat à travers la Déclaration de Marrakech.

    Cette vision de l’éco économie ou économie verte a été rappelée et réaffirmée  par la Déclaration de Brazzaville, adoptée par les Ministres présents à Brazzaville lors de la troisième réunion de l’initiative mondiale sur les tourbières, que la République du Congo a eu l’honneur d’abriter les 21, 22 et 23 mars derniers.

    Pour développer cette nouvelle économie, intégrant l’économie bleue, nous avons besoin de financements adéquats qui prennent en compte la dimension de la lutte contre la pauvreté en faveur des populations riveraines des  forêts,  des étendues d’eau et des rivages, qu’il s’agisse des océans et des mers, des côtes, des lacs, des cours d’eau et des nappes souterraines.

    C’est la vocation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

    Cet outil financier, il faut le rappeler, a pour objectifs de mobiliser les ressources nécessaires auprès des contributeurs et investisseurs, en vue du financement de la mise en œuvre des programmes et projets concourant au développement durable et à la promotion de l’économie bleue dans son champ d’intervention.

    Au vu de l’enjeu que ce Sommet de Brazzaville représente pour l’avenir du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo de la Commission Climat du Bassin du Congo,  c’est pour moi l’occasion de solliciter les médias  présents dans cette salle à plus de promotion et de communication sur cet événement, afin que la Communauté internationale entende le cri des pays du Bassin du Congo, notamment leur engagement dans la lutte contre les changement climatiques en lien avec le développement économique, le développement des entreprises vertes, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce qui est le cas par exemple, des populations riveraines des tourbières des Lac Télé et Lac Tumba.

    Après la COP 23 à Bonn en Allemagne, le One Planet Summit à Paris et le Sommet de l’Alliance Solaire Internationale à New Dehli, le Sommet de Brazzaville contribue à la promotion de la finance climatique, de l’économie verte et de la diplomatie environnementale non seulement dans le Bassin du Congo, mais également dans le monde.

    Je vous remercie de votre attention.

    Arlette SOUDAN-NONAULT

  • COP23 : une COP d’actions, enjeux et perspectives pour les Etats membres

    Le lundi 06 novembre, s’est ouvert à Bonn en Allemagne, la 23ème Conférence des parties sur le Climat (COP23). Cette COP, dite d’actions est une tribune pour les pays membres de faire une évaluation sur les deux ans qui se sont écoulées après la signature de l’accord de Paris. Le 12 décembre 2015 restera sans nul une date historique dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pour la première fois, plus de 180 États membres de la convention cadre des nations unie sur les changements climatiques étaient parvenus à aplanir leurs divergences pour sauver la planète embrasée par les gaz à effet de serre produits par les activités anthropiques.

         La satisfaction ressentie ce jour-là à Bourget, n’était pas loin de celle que ressentent les fidèles catholiques à la vue de la fumée blanche qui s’échappe de la cheminée du Vatican pendant le conclave des cardinaux.

          « Nous avons un accord !!!! » , se sont exclamées plusieurs personnes, à l’annonce par Laurent Fabius de l’adoption de l’accord de Paris. Ce texte, qui vise d’une part à limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète bien en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et, d’autre part, « à poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C » , est entré en application le 4 novembre 2016. Ce laps de temps entre la signature et l’entrée en vigueur s’explique par la nécessité de réunir la signature de 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre.

         Deux ans après , le moment est venu pour passer de la parole à l’action. Les travaux de la COP23, qui se tiennent à Bonn, en Allemagne, depuis le 06 Novembre se fermeront le 17 novembre prochains. Plusieurs autres objectifs sont inscrits à l’agenda, notamment celui de la gestion de la délégation américaine, après l’annonce de Donald Trump sur le désengagement de son pays à l’accord de Paris.

    Au regard de toutes les catastrophes naturelles qui ont précédé cette 23ème Conférence des parties sur le Climat, il est plus que jamais impératif d’appliquer l’accord de Paris pour éviter à la planète une trajectoire apocalyptique. C’est pour cette raison que la COP23, sous la présidence des îles Fidji devra tenir d’un certain nombre d’enjeux.

    FAIRE AVANCER LES NÉGOCIATIONS SUR L’ACCORD DE PARIS

       L’une des tâches de cette la COP23 est bien celle de « préparer le dialogue de facilitation, qui portera sur la révision des contributions nationales à la hausse afin d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris« , explique le Parlement européen, qui a une délégation de 12 députés à Bonn pour un dialogue normalement prévu pour 2018.

      Cette COP23 s’annonce donc comme une conférence plutôt technique, qui vise à préparer la COP24, qui sera organisée en 2018, en Katowice (Pologne). C’est à ce moment-là que l’on connaîtra les détails de la mise en œuvre concrète de l’accord de Paris que Laurent Fabius avait décrit comme « ambitieux et équilibré » .

    GÉRER LA POSITION AMÉRICAINE

        La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe. Le 1er juin dernier, Donald Trump a confirmé que les États-Unis se retireraient de l’accord de Paris, considérant que le texte « désavantageait » son pays. Pour autant, la décision du président américain ne pourra entrer en application qu’à partir de 2019, une délégation américaine sera donc bien présente à Bonn.

        Les regards seront braqués sur les représentants de l’administration Trump, qui auront à choisir entre plusieurs stratégies, notamment, s’impliquer dans les négociations pour avantager leur pays, paralyser les discussions ou alors rester neutres et en retrait.

     EMPÊCHER D’AUTRES PAYS D’EMBOITER LE PAS AUX USA

        Si le risque semble modéré, il n’est pas impossible que certains pays, qui redoutent les règles auxquelles ils seront soumis, puissent eux aussi se désengager de l’accord de Paris, au même titre que les États-Unis. À ce titre, une attention toute particulière sera portée au cas de la Russie, seul pays du G20, avec la Turquie, qui n’a pas ratifié le texte à l’heure actuelle. Vladimir Poutine pourrait par exemple réitérer la stratégie mise en place en 2001, lors du retrait des États-Unis du protocole de Tokyo. Il avait ainsi profité de la situation pour obtenir de nombreuses concessions concernant les objectifs demandés à son pays avant de se réengager.

     SENSIBILISER LA PLANÈTE SUR LA SITUATION DES ÎLES PACIFIQUES

      « Les enjeux pour nous sont extrêmement importants », a déclaré le premier ministre des îles Fidji et président de la COP23, Frank Bainimarama. « Spécialement pour nos amis des îles Marshall, Tuvalu et Karibati, dont l’existence même est menacée. Mettre en oeuvre l’accord de Paris est crucial mais pas suffisant pour nous sauver. Nous devons aussi convaincre le reste du monde d’aller encore plus loin » avait-il expliqué lors du discours d’ouverture d’un rassemblement préparatoire à la COP, le 16 octobre dernier.

       Ces territoires sont en effet en grand danger. Plusieurs experts et ONG estiment que si le réchauffement climatique n’est pas limité à 1,5 degré, les îles et littoraux pourraient être rayés de la carte. A quelques heures du début de ces grandes assises sur le climat, les défenseurs de la planète ne souhaitent rien de plus que la volonté des politiques, à concrétiser l’accord de Paris qu’ils ont eux-mêmes signé.

  • Bassin du Congo : réflexion à Brazzaville sur les voies du financement

    [vc_row][vc_column][vc_custom_heading text=”Monsieur Clément MOUAMBA , Premier Ministre, Chef du Gouvernement ,lors de son allocution pendant la Conférence Extraordinaire des Ministres des Finances et de l’Environnement de la CEEAC et de CAE” font_container=”tag:p|font_size:14px|text_align:center” link=”url:http%3A%2F%2Ffr.africanews.com%2F2017%2F10%2F10%2Fbassin-du-congo-les-voies-du-financement%2F|title:%20focus%20Bassin%20du%20Congo%20%3A%20r%C3%A9flexion%20%C3%A0%20Brazzaville%20sur%20les%20voies%20du%20financement||”][vc_column_text css=”.vc_custom_1507721249531{border-top-width: 10px !important;padding-top: 10px !important;}”]

    Le Bassin du Congo, un véritable concentré d’une rare richesse écologique. C’est en effet 10 % de la biodiversité mondiale repartie sur plus de 500 000 hectares avec au moins 250 millions d’habitants. C’est aussi le deuxième poumon du monde, après la forêt de l’Amazonie du fait de l’importance des réserves de carbone. Un patrimoine à préserver et à promouvoir, ont dit en choeur les experts réunis à Brazzaville pour la conférence sur l’opérationnalisation du fonds bleu – un organe devant permettre de rendre effective la commission climat du Bassin du Congo.

    Il n’aura échappé à personne en effet que si les émissions nocives viennent du nord, les catastrophes dites naturelles – mais en réalité provoquées frappent au sud souligne Arlette Soudan Nonault, la ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement. (…) Il nous faut établir un rapport de force crédible. Oui, bien sûr, le fonds bleu comme tous les autres, se doit d‘être opérationnel. Nous n’avons pas le droit à l‘échec. Et pour cela, nous devons agir vite et ensemble.

    Exploité judicieusement, les experts sont d’avis que le bassin du Congo pourrait être un véritable catalyseur de développement économique.

    Source : africanews.com

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  • LES DOMAINES D’INTERVENTION

          Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo s’inscrira dans le concept de l’économie bleue défini par la Commission Économique des Nations Unies (CEA) pour l’Afrique en ces termes :

          « L’économie bleue concerne toutes les étendues d’eau, y compris les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines, sans oublier les mers et les côtes. Les principales branches de l’activité économique de l’Afrique basée sur les ressources marines et aquatiques sont aujourd’hui la pêche, l’aquaculture, le tourisme, les transports, le secteur portuaire, le secteur minier et le secteur de l’énergie. »

          En cela, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo doit jouer un rôle essentiel de promotion de l’économie bleue dans cette vaste région pour créer de la croissance économique, du développement durable et améliorer la qualité de vie des populations.

          D’une manière spécifique, Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo permettra de financer des projets concrets à forte valeur ajoutée socio-économique et environnementale, visant entre autres objectifs, à :

    • améliorer les voies de navigation intérieures par un entretien régulier, et aménager les ports secondaires ;
    • développer le système de suivi hydrométrique et météorologique ;
      lutter contre les plantes flottantes et envahissantes ;
    • promouvoir les énergies renouvelables ;
      renforcer l’irrigation en vue d’accroître la productivité des exploitations agricoles ;
      développer la pêche durable, l’aquaculture, la surveillance et l’observation des zones de pêche ;
    • développer le traitement des eaux usées et améliorer l’approvisionnement en eau potable ;
    • développer des systèmes de gestion et de traitements des déchets solides déversés dans les cours d’eau et les océans ;
    • promouvoir le paiement pour services environnementaux basés sur la gestion durable des eaux ;
    • lutter contre les érosions ;
    • gérer et valoriser durablement les mangroves ;
    • promouvoir l’éco-tourisme ;
    • promouvoir les mécanismes de veille sanitaire et environnementale ainsi que la surveillance épidémiologique ;
    • améliorer la connaissance du milieu marin, des eaux continentales et de la biodiversité des écosystèmes respectifs.

    Source : fondsbleubassinducongo