Fonds Bleu Bassin du Congo

Category: Savoirs

  • LES OBJECTIFS DU FONDS BLEU

           L’initiative du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, portée lors de la COP 22 à Marrakech (Maroc) par le président du Congo Denis Sassou N’Guesso avec l’appui de la Fondation Brazzaville pour la paix et la préservation de l’environnement, a pour ambition de redéfinir les bases d’une économie collaborative associant exploitation raisonnée des forêts et gestion durable des eaux des côtes maritimes, du fleuve Congo et de ses affluents.

            Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo vise à renforcer l’approche écosystémique de gestion intégrée du massif forestier et des eaux du Bassin du Congo, zone géographique couverte qui comprend plusieurs bassins hydrographiques et d’importantes zones côtières.

            La connaissance, l’utilisation durable et l’interaction des biodiversités terrestres, marines et côtières, ainsi que la préservation des ressources en eau et la promotion subséquente de l’économie bleue, nécessitent des actions concertées des pays riverains et la disponibilité de ressources financières suffisantes et adaptées pour soutenir des projets d’intérêt commun.

             Dans cette perspective, les douze États membres du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo inviteront les partenaires techniques et financiers spécialisés dans les questions environnementales à s’associer à cette initiative.

    Source : fondsbleubassincongo

  • Bassin du Congo : réflexion à Brazzaville sur les voies du financement

    [vc_row][vc_column][vc_custom_heading text=”Monsieur Clément MOUAMBA , Premier Ministre, Chef du Gouvernement ,lors de son allocution pendant la Conférence Extraordinaire des Ministres des Finances et de l’Environnement de la CEEAC et de CAE” font_container=”tag:p|font_size:14px|text_align:center” link=”url:http%3A%2F%2Ffr.africanews.com%2F2017%2F10%2F10%2Fbassin-du-congo-les-voies-du-financement%2F|title:%20focus%20Bassin%20du%20Congo%20%3A%20r%C3%A9flexion%20%C3%A0%20Brazzaville%20sur%20les%20voies%20du%20financement||”][vc_column_text css=”.vc_custom_1507721249531{border-top-width: 10px !important;padding-top: 10px !important;}”]

    Le Bassin du Congo, un véritable concentré d’une rare richesse écologique. C’est en effet 10 % de la biodiversité mondiale repartie sur plus de 500 000 hectares avec au moins 250 millions d’habitants. C’est aussi le deuxième poumon du monde, après la forêt de l’Amazonie du fait de l’importance des réserves de carbone. Un patrimoine à préserver et à promouvoir, ont dit en choeur les experts réunis à Brazzaville pour la conférence sur l’opérationnalisation du fonds bleu – un organe devant permettre de rendre effective la commission climat du Bassin du Congo.

    Il n’aura échappé à personne en effet que si les émissions nocives viennent du nord, les catastrophes dites naturelles – mais en réalité provoquées frappent au sud souligne Arlette Soudan Nonault, la ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement. (…) Il nous faut établir un rapport de force crédible. Oui, bien sûr, le fonds bleu comme tous les autres, se doit d‘être opérationnel. Nous n’avons pas le droit à l‘échec. Et pour cela, nous devons agir vite et ensemble.

    Exploité judicieusement, les experts sont d’avis que le bassin du Congo pourrait être un véritable catalyseur de développement économique.

    Source : africanews.com

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  • COMIFAC_CONFERENCE EXTRAORDINAIRE DES MINISTRES

          Du 03 au 05 octobre 2017, s’est tenu dans la salle de conférence de l’hôtel Radisson Blu à Brazzaville en République du Congo, la Conférence Extraordinaire des Ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission pour la Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et du Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale et la position commune face à la COP23.

    L’objectif général de cette conférence était d’une part l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission Climat pour le Bassin du Congo (CCBC), créé à Marrakech en marge de la COP22 à travers le fonctionnement de certains outils déjà créés et en cours de création, comme le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). D’autre part il était question d’adopter la position commune des Etats face à la COP23.
    De façon spécifique, il était question d’adopter, entre autres :
    – la Déclaration des Ministres de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo et la position commune des Etats face à la COP 23 ;
    – le projet de texte portant structuration, organisation et fonctionnement de la Commission climat pour le Bassin du Congo ;
    – du plan d’action 2017-2018 de la commission pour le Bassin du Congo ;
    – le Projet de décision portant institutionnalisation de la Conférence des Ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est ;
    – la feuille de routes 2017 et 2018 pour l’opérationnalisation du F2BC ;
    – les projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleue ;
    – l’agenda des activités conjointes des pays de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est à la COP23 ;
    – les Termes de Référence de l’Unité de Démarrage conjoint Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale (UD-F2BC et FEVAC) ;
    – le projet du budget destiné au fonctionnement de l’UD-F2BC et FEVAC.

    1. Résultats attendus

    Les résultats attendus étaient structurés sur plusieurs plans à savoir :
    – Le plan politique et stratégique
    · Déclaration des Ministres de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la commission climat pour le bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le bassin du Congo et le Fonds pour l’Economie Verte en Afrique Centrale et l’adoption de la position commune sur la COP23 ;
    · Renforcement de la coopération entre la CEEAC et la Communauté de l’Afrique de l’Est ;
    · Renforcement de l’intégration africaine à travers le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo
    – Le plan technique
    · Adoption du plan d’action 2017-2018 de l’opérationnalisation de la commission climat pour le Bassin du Congo ;
    · Adoption des projets et Programmes sectoriels sur le développement de l’économie bleue en Afrique de l’Est et en Afrique Centrale ;
    · Actualisation des projets et programmes sectoriels sur l’économie verte et l’économie bleue en Afrique centrale.
    – Le plan opérationnel
    · Projet du concept du Centre d’Excellence sur la recherche, l’innovation et la formation sur l’économie bleue en Afrique centrale et l’Afrique de l’Est ;
    · Projet du concept de Centres d’Excellence de Recherche, d’Innovation et de Formation sur l’économie verte en Afrique centrale et l’Afrique de l’Est ;
    · Accélération des activités de l’Unité de Démarrage conjointe du F2BC et du FEVAC (UD-F2BC-FEVAC).
    – Le plan financier
    · l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, outil financier de coopération inter Communautés Economiques Régionales (CER) ;
    · l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale, outil financier de coopération sous régionale.
    – Le marketing et de la communication
    · Promotion de la commission climat pour le bassin du Congo ;
    · Promotion de la finance verte et la finance bleue ;
    · Promotion de la coopération entre la CEEAC et la Communauté de l’Afrique de l’Est.

    2. Déroulement des travaux

    Les travaux se sont déroulés en trois jours structurés autour de deux segments : le segment des experts (les deux premiers jours) et le segment des Ministres (le troisième jour).

    Le segment des experts a été caractérisé par trois sessions. La première session était consacrée à la cérémonie d’ouverture avec un mot du Représentant du Secrétaire général de la CEEAC, un mot du représentant du Président de la BDEAC, et l’allocution d’ouverture du Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République et Coordonnatrice de la Commission Climat pour le Bassin du Congo.
    La deuxième session était consacrée à la mise en place du bureau du segment des experts et de la présentation et de l’adoption de l’ordre du jour. Ainsi la présidence était assurée par le Congo, la Vice-Présidence par le Maroc, le Gabon et la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est. Le rapportage était assuré par la RDC, la Guinée Equatoriale et les membres étaient la RCA, la Cameroun et le Tchad.
    La troisième session était consacrée à des présentations introductives :
    – La Fondation Brazzaville par son Directeur ;
    – Centre de Compétence en Change Climatique par son Directeur ;
    – Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale et autres outils existants, CEEAC ;
    – Eléments sur les dossiers techniques préparatoires à la COP 23, COMIFAC ;
    – Finance verte et Finance bleue, BDEAC
    – Différents outils existants en Afrique de l’Est, EAC

    Source : comifac.org

  • LES PAYS PARTICIPANTS

         Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo vise principalement à promouvoir « l’économie bleue » du Bassin du Congo, avec un principe de gestion communautaire et régionale qui implique douze pays

    • République du Congo,
    • Angola,           
    • Burundi,
    • Gabon,
    • Centrafrique,
    • République démocratique du Congo,
    • Guinée Équatoriale,
    • Cameroun,
    • Tanzanie,
    • Rwanda,
    • Zambie et Tchad –

    Pays dans lesquels seront développés des projets dans les secteurs clés de l’agriculture bio, l’écotourisme, l’artisanat traditionnel, l’énergie, avec l’objectif de renforcer les économies durables de la région et d’offrir une alternative à la déforestation.

    Source: fondsbleubassinducongo

  • LES BASSINS HYDROGRAPHIQUES

    Les bassins hydrographiques qui couvrent les Etats concernés par le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo forment un réseau très dense dont les principaux sont :

    • Le bassin du fleuve Congo

    Il s’organise autour du fleuve Congo, long d’environ 4 700 km avec un débit moyen annuel de 41 000 m3/s, ses affluents dont les principaux sont l’Oubangui (1 060 km avec un débit de 11 000 m3/s à Bangui), la Sangha (790 km ; 1 714 m3/s à Ouesso) et le Kasaï (2 153 km ; 9 873 m3/s) et le lac Tanganyika considéré comme le deuxième plus profond et plus important lac en volume d’eau douce du monde. Le bassin hydrographique du Congo s’étend sur la République du Congo, le Cameroun, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, l’Angola, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie et la Zambie (Cf. figure 1).

    • Le bassin de l’Ogoué

          Le bassin de l’Ogoué, qui prend sa source aux environs de Zanaga, en République du Congo, est le plus vaste réseau fluvial de la République Gabonaise. Il s’organise autour du fleuve Ogoué long d’environ 1 000 km, avec un débit moyen annuel de 4 689 m3/s et ses principaux affluents la Lolo et l’Ivindo.

    • Le bassin du Kouilou-Niari

          Entièrement situé en république du Congo, le bassin du Kouilou-Niari s’organise autour du fleuve Kouilou-Niari long d’environ 560 km, avec un débit moyen annuel de 856 m3/s et ses principaux affluents la Bouenza, la Loudima et la Louessé.

    • Le bassin de la Sanaga

         La Sanaga, avec 920 km de long, est le plus important cours d’eau du Cameroun. Elle draine un bassin versant d’environ 140 000 km2. Son principal affluent est le Mbam.

    • Le bassin du fleuve Campo

         Le cours d’eau principal du bassin du fleuve Campo ou Ntem, long de 460 km, prend sa source dans la province gabonaise du Woleu-Ntem et se jette dans l’Océan Atlantique au Cameroun. Ce bassin couvre une superficie de 31 000 km2 et constitue une frontière naturelle à l’est entre la République Gabonaise et la Guinée Equatoriale.

    • Le bassin de Mbini

         Il constitue le principal bassin de la Guinée Equatoriale. Le fleuve Mbini qui a sa source en territoire gabonais est long de 338 km.

    • Le bassin du Cuanza

         Son principal cours d’eau, le Rio Cuanza, est le plus long de l’Angola, avec 1 500 km. Il appartient au versant Atlantique.

    • Le bassin de Cunene

         Le Rio Cunene, à la frontière de l’Angola avec la Namibie, long de 1 050 km, est le cours d’eau principal de ce bassin. Il fait également partie des fleuves angolais du versant Atlantique.

    • Le lac Tanganyika et la rivière Malagarasi

           Considéré comme le deuxième plus profond (1 400 m) et plus important lac en volume d’eau douce du monde, le lac Tanganyika se partage sur les territoires de la RDC, de la Tanzanie, de la Zambie et du Burundi. Il est principalement alimenté par le bassin du Malagarasi et envoie ses eaux dans le fleuve Congo par la Lukuga, son émissaire. Le lac Tanganyika héberge 325 espèces de poissons, dont 250 espèces de Cichlidés, pour la plupart endémiques.

    bassin

    Figure 1 : carte du réseau hydrographique du Bassin du Congo
    (source : Teugels et Guégan, 1994)

    Ang : Angola, Bur : Burundi, Cam : Cameroun, Gab : République Gabonaise, Gui : Guinée Equatoriale, RC : République du Congo, RCA : République Centrafricaine, RDC : République Démocratique du Congo, Rw : Rwanda, Tan : Tanzanie, Zam : Zambie.

     

    Source : fondsbleubassinducongo