Réunion des commissions Climatiques africaines en marge de la COP27 de la CCNUCC du 8 novembre 2022, Sharm El Sheikh, République Arabe d’Egypte.
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L’Opérationnalisation du Fonds Bleu au centre des discussions de la Ministre Soudan-Nonault
L’Opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo au centre des discussions qu’a eues Madame Arlette Soudan Nonault en qualité de Coordonnatrice de la commission climat du bassin du Congo.
La Ministre de l’environnement du développement durable et du bassin du Congo, coordonnatrice de la commission climat du bassin du Congo Madame Arlette Soudan-Nonault a reçu une délégation de la Banque africaine de développement (BDEAC) conduite par Monsieur Dieudonné EVOU-MEKOU.
Les échanges entre Madame la Ministre et ses hôtes ont tourné autour du Fonds pour le Bleu Bassin du Congo, F2BC en sigle, notamment sur le projet de convention portant mandat d’hébergement et de gestion de la ligne de financement de la F2BC.
En effet, il faut rappeler que la sélection de la BDEAC s’est faite par appel d’offres et dans ce projet l’une de ses missions est de faire la mobilisation des Fonds en harmonisation avec le plan d’investissement des 10 milliards de dollars que les Etats avaient adoptés en amont. Il prend en compte tous les projets des 16 pays formant la commission climat du bassin du Congo.
Il sied de noter que la Commission climat du Bassin du Congo est une entité à part entière qui en son sein possède, un instrument financier appelé financier appelé le fonds bleu.
Avant la cop27 qui se tiendra à Sharm El Sheikh, il était que se tienne cette rencontre pour évaluer l’état d’avancement de la finalisation des documents avec la banque. Et lui permettre de mobiliser les partenaires et pour les financements des projets retenus dans les 16 pays de la commission climat du bassin du Congo ceci après sélection.
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La Ministre Soudan-Nonault s’est entretenue avec l’envoyé spécial du Président des États Unis pour le climat John Kerry.
Ce jeudi 15 septembre, en marge de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement qui s’est tenue à #Dakar, la Ministre Arlette Soudan-Nonault, Coordonnatrice technique de la commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, s’est entretenue avec l’envoyé spécial du Président des États Unis pour le climat, l’ancien sénateur et Secrétaire d’Etat John Kerry.
Au menu des discussions : le plaidoyer de S.E le Président Denis Sassou Nguesso pour le Bassin du Congo, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et le soutien du gouvernement américain à cette initiative.
La Ministre a rencontré une oreille très attentive.
Reste maintenant à passer aux actes !
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Réunion du comité des Chefs d’Etat et de Gouvernements Africains sur les changements climatiques (CAHOSCC) : le Comité valide l’accréditation de la Commission Climat du Bassin du Congo auprès de l’Union Africaine
En marge du 35ème Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine , s’est tenue ce jeudi, 6 février 2022 à Addis-Abeba, en Ethiopie, sous la présidence de son Excellence Cyril RAMAPHOSA, Président de la République Sud-africaine et Coordonnateur sortant du CAHOSCC, la réunion du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains sur le changement climatique.
Au cours de cette réunion tenue en mode hybride, l’engagement du Congo dans ses actions de plaidoyer politique n’a pas faibli. Ceci a été illustré par le message solennel lu par Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du bassin du Congo, et Coordinatrice technique de la Commission Climat du bassin du Congo.
Prenant la parole au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, la Ministre a démontré l’importance des atouts sociaux économiques et environnementaux qui seront préservés durablement grâce à la création de la Commission du bassin du Congo sur le Climat.
“La création de la Commission Climat du bassin du Congo signe l’avènement d’une nouvelle Afrique, responsable qui prend son avenir économique, sociétal et climatique en main”, a t-elle déclaré.Poursuivant son plaidoyer, Madame la Ministre a sollicité, le soutien du Comité concernant le dossier relatif à l’accréditation de la Commission Climat du bassin du Congo auprès de l’Union Africaine .
Cette demande a été favorablement accueillie par le Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui se chargera du processus d’accréditation.
Une réponse positive, que la Ministre a jugée très encourageante , au regard du chemin parcouru jusqu’ici pour doter la Commission d’un statut juridique légal reconnu au niveau de l’Union Africaine.
La réunion du Comité a été également l’occasion de renouveler les instances dirigeantes du CAHOSCC. Ainsi, le Président Cyril RAMAPHOSA de la République Sud-africaine, Coordonnateur sortant du CAHOSCC, a passé le témoin à son homologue Kenyan, Son Excellence le President Uhuru Kenyatta.
Retrouvez :
La Présentation de la Commission Climat Du Bassin Du Congo – CCBC
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Exploring Methane Emissions from Africa’s Tropical Forests
Global methane budgets suffer from a lack of field studies in African forests, but new research sheds light on methane emissions and uptake from upland forests in the Congo Basin.
Soils in tropical forest biomes are the most significant natural sinks of atmospheric methane (CH4). Yet the extent of methane emissions from tropical trees is poorly understood and contributes to the large margin of error in global methane budgets. Particularly in Africa, which generates less than 1% of the world’s research output, field studies in tropical forests are lacking. The world’s second-largest tropical rain forest is in Central Africa’s Congo Basin, and it remains relatively understudied even compared with other tropical biomes.
In addition, a disproportionate number of investigations into methane emissions from tree stems focus on wetland forests. Only one published study—from Panama—looks at tree stem methane emissions from tropical forests with upland soils.
In newly published research, Iddris et al. sought to close these knowledge gaps. Across three study sites in southern and central Cameroon, the researchers measured methane flux in old-growth forest and forest plots converted to cacao agroforestry. All of the sites shared similar upland soil characteristics. The study resulted in the first yearlong measurements of stem and soil methane flux in the Congo Basin.
The study results suggest that upland tropical forests may be weaker methane sinks than previously estimated. On well-drained upland soils, tree stem methane emissions offset a sizable portion of soil methane uptake. The findings were similar across both forested and agroforestry plots. The authors hypothesized that the conversion to cacao agroforestry only minimally disturbed the soil and did not noticeably affect methane flux.
Notably, the authors found that tree stem methane emissions offset up to a quarter of the uptake by forest soils and nearly a third of the methane taken in by cacao soils. “Hot spot” trees, which accounted for only 2% of the measured trees, emitted methane at rates 2 orders of magnitude greater than other trees in the study sites. This discovery indicates that the ecosystem does not cycle methane uniformly. (Journal of Geophysical Research: Biogeosciences, https://doi.org/10.1029/2021JG006312, 2021)
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COP26: what priorities for Africa in the face of climate change?
On the occasion of the 26th United Nations Conference of Parties on Climate Change (COP26), some twenty African heads of state and government travelled to Glasgow, Scotland. The objective was to demand that developed countries meet their financial commitments to developing countries, including Africa, and that a clear path be mapped out for the reduction of greenhouse gas emissions (GHG) that cause climate change.
The ballet of African heads of state at the podium of the United Nations Conference of Parties on Climate Change (COP26) has clearly defined the position of the continent vis-à-vis this global phenomenon. “We expect the detailed rules and procedures for implementing the Paris Agreement to be finalized and a clear pathway for climate change resilience to be mapped out. We also expect the needs and priorities of developing countries to be addressed,” said Uhuru Muigai Kenyatta, President of the Republic of Kenya on November 2nd, 2021. In 2020, only 79 billion dollars were mobilized by the biggest polluters to vulnerable countries, instead of the 100 billion dollars per year until 2025, as agreed at the COP15 in Paris, France. This finding was made in a report published in August 2020 by the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD).
“Today it is almost certain that the countries of Africa, the Pacific, Latin and South America, and the Caribbean that need the most funding are not those who receive it,” regrets Emmanuel Macron, the French president. But for African leaders, speeches are no longer enough, especially since climate change is caused by industrialized nations that “pollute without reserve, unlike Africa, which emits only 1.2 Gt of CO2, barely 4% of the world total,” recalled Wavel Ramkalawan, President of the Republic of Seychelles at COP26.
Read also – AFRICA: when climate change defies all predictions
In the Democratic Republic of Congo (DRC), for example, 30% of the world’s second largest rainforest is at risk due to logging. Small-scale agriculture is largely responsible for this situation, and to a lesser extent logging for fuel. The President of the Republic of the DRC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, who spoke at COP26 plans to “increase the country’s nationally determined contribution (NDC) to 21% greenhouse gas (GHG) reduction by 2030, plant 1 billion trees by 2030, and expand the DRC’s energy mix by combining hydroelectricity, solar, biomass, etc.”
The DRC government has begun to implement this policy, but remains stumped on the financing that would allow it to achieve the expected goals. However, this Central African country is helping to stabilize the global climate thanks to its forests. The DRC also participates in decarbonization in the transport sector thanks to its strategic minerals and could, according to Tosi Mpanu Mpanu, an expert in sustainable development and climate finance, and ambassador of the DRC to COP26, promote decarbonization on the entire African continent given its renewable potential (100,000 MW of hydroelectricity and 90,000 MW of solar and wind power). Like the DRC, several African countries took advantage of this major climate meeting to unveil their plans for the coming years.
Togo has chosen the year 2030 to reduce its GHG emissions by 30.06%. To achieve this goal, the country will need 2.6 billion dollars. This funding that the Togolese government hopes to find from development partners present at COP26 will be divided between energy, waste management and sustainable mobility projects. “More than 300 mini-grids with a total capacity of 9 MW will be installed in Togo, as well as solar kits (85 MW) to electrify 555,000 households by 2030,” announced Faure Gnassingbé, President of the Republic of Togo. In North Africa, Morocco also aims to reduce its GHG emissions by 45.5% by 2030.
In addition to these mitigation projects by country, more global objectives were announced by the African negotiators present at COP26, including the preservation of forests that are natural carbon sinks, the safeguarding of the oceans and the fight against desertification. The Great Green Wall project was particularly defended by the President of Mauritania, Mohamed Ould Ghazouani. “The African negotiators will then put together a common strategy at the level of the African Ministerial Commission on the Environment and then at the level of the Committee of Heads of State and Government on Climate (CAHOSCC),” explains the Congolese DR negotiator Tosi Mpanu Mpanu.
Financing in line with Africa’s needs
While waiting for global commitments, some countries have already received promises of funding. South Africa, the biggest polluter on the African continent, will receive 8.5 billion dollars to finance its energy transition. The pledge is made by the United States of America, the European Union (EU), the United Kingdom, France and Germany. The objective is to enable this southern African country to accelerate the closure of its coal-fired power plants and to open new power plants, but with renewable energy.
In Central Africa, a dozen countries (including the United States and the United Kingdom) and the Bezos Fund have announced a collective contribution of at least $1.5 billion in funding between 2021 and 2025 to support the efforts of the Congo Basin countries in implementing REDD+ (Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) activities. The goal is to protect and maintain the region’s forests, peatlands, and other essential carbon reserves for the planet. DRC President Felix Tshisekedi and British Prime Minister Boris Johnson also signed a 10-year (2021-31) funding program to protect the DRC’s forest, through changing traditional farming techniques that destroy the forest, and strengthening resilience measures for rural populations.
Read also – COP26: banks commit to increasing climate adaptation financing
In addition to adaptation and access to finance, African negotiators at COP26 called for recognition of the special circumstances of the continent’s needs. “A point that was fiercely opposed by Latin American countries,” said Tosi Mpanu Mpanu in an interview with our colleagues at TV5 Monde. The climate ambassador of the DRC at COP26 added that a process has been put in place to see how to take into account, despite everything, this priority position of African countries.
If African countries are negotiating for the effective mobilization of the 100 billion dollars per year promised by rich countries, the States hope that after 2025, the cost of climate financing for developing countries will be revised upwards based on a reassessment of needs.
The African Group of negotiators at COP26 estimates that between 750 and 1,300 billion dollars per year will be needed to finance climate action in developing countries. “We will try to push for this funding to be mobilized and we want it to be allocated in various forms, including highly concessional loans because we know that the private sector, unfortunately, if it gets involved, will come with conditions that are not very favorable for African countries which, for the most part, have to finance adaptation projects that have no logic in terms of return on investment,” explains Tosi Mpanu Mpanu, negotiator for the DRC at COP26.
https://www.afrik21.africa/en/cop26-what-priorities-for-africa-in-the-face-of-climate-change/
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COP26: quelles priorités pour l’Afrique face au changement climatique?
À l’occasion de la 26e Conférence des partis des Nations unies sur le changement climatique (COP26), une vingtaine de chefs d’États et de gouvernements africains a fait le déplacement de Glasgow en Écosse. L’objectif, exiger des pays développés qu’ils tiennent leurs engagements financiers vis-à-vis des pays en développement, dont en Afrique et qu’une voie claire soit tracée pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’origine du changement climatique.
Le ballet des chefs d’États africains à la tribune de la Conférence des partis des Nations unies sur le changement climatique (COP26) a clairement permis de définir la position du continent vis-à-vis de ce phénomène mondial. « Nous attendons que les règles et les procédures détaillées de mises en œuvre de l’Accord de Paris soient finalisées et qu’une voie claire soit tracée pour la résilience au changement climatique. Nous attendons également que les besoins et les priorités des pays en développement soient pris en compte », a affirmé Uhuru Muigai Kenyatta, le président de la République du Kenya le 2 novembre 2021. En 2020, à peine 79 milliards de dollars ont été mobilisés par les plus gros pollueurs à destination des pays vulnérables, au lieu des 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2025, comme convenu lors de la COP15 à Paris en France. Ce constat a été dressé dans un rapport publié en août 2020 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
« Aujourd’hui il est à peu près certain que les pays d’Afrique, du pacifique, d’Amérique latine et du sud, et des Caraïbes qui ont le plus besoin de financements ne sont pas ceux qui le reçoivent », regrette Emmanuel Macron, le président français. Mais pour les dirigeants africains, les discours ne suffisent plus, surtout que le changement climatique est causé par les nations industrialisées qui « polluent sans réserve, contrairement à l’Afrique qui n’émet que 1,2 Gt de CO2, soit à peine 4 % du total mondial », a rappelé Wavel Ramkalawan, le président de la République des Seychelles à la COP26.
Lire aussi – AFRIQUE : quand le dérèglement climatique défie tous les pronostics
En République démocratique du Congo (RDC) par exemple, 30 % de la deuxième plus grande forêt tropicale au monde est en péril en raison de l’exploitation forestière. L’agriculture à petite échelle est en grande partie responsable de cette situation et dans une moindre mesure la coupe de bois pour le chauffage. Le président de la République de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui s’est exprimé à la COP26 prévoit « d’accroître la contribution déterminée nationale (CDN) du pays en l’apportant à 21 % de réduction de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2030, planter 1 milliard d’arbres à l’horizon 2030 et élargir le mix énergétique de la RDC en combinant l’hydroélectricité, le solaire, la biomasse, etc. ».
Le gouvernement RD-congolais a commencé à implémenter cette politique, mais reste buté sur le financement qui lui permettrait d’atteindre les objectifs escomptés. Pourtant, ce pays d’Afrique centrale aide à la stabilisation du climat mondial grâce à ses forêts. La RDC participe également à la décarbonisation dans le secteur du transport grâce à ses minerais stratégiques et pourrait, selon Tosi Mpanu Mpanu, expert en développement durable et finance climatique, et ambassadeur de la RDC à la COP26, favoriser la décarbonisation sur l’ensemble du continent africain au vu de son potentiel renouvelable (100 000 MW d’hydroélectrique et 90 000 MW de solaire et d’éolien). Comme la RDC, plusieurs pays africains ont profité de ce grand rendez-vous sur le climat pour dévoiler leurs plans pour les prochaines années.
L’horizon 2030 a été choisi par le Togo pour réduire ses émissions de GES de 30,06 % . Pour atteindre cet objetif, le pays aura besoin de 2,6 milliards de dollars. Ce financement que le gouvernement togolais espère trouver auprès des partenaires au développement présents à la COP26 sera réparti entre les projets énergétiques, de gestion de déchets et de mobilité durable. « Plus de 300 mini-grids, disposant d’une capacité totale de 9 MW seront installés au Togo, ainsi que des kits solaires (85 MW) pour électrifier 555 000 ménages d’ici à 2030 », a annoncé Faure Gnassingbé, le président de la République du Togo. En Afrique du Nord, le Maroc, également de réduire ses émissions de GES de 45,5 % d’ici à 2030.
À côté de ces projets d’atténuation par pays, des objectifs plus globaux ont été annoncés par les négociateurs africains présents à la COP26, notamment la préservation des forêts qui sont des puits de carbone naturel, la sauvegarde des océans et la lutte contre la désertification. Le projet Grande muraille verte a particulièrement été défendu par le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani. « Les négociateurs africains feront ensuite monter une stratégie commune au niveau de la Commission ministérielle africaine sur l’environnement et ensuite au niveau du Comité des chefs d’États et de gouvernements sur le climat (CAHOSCC) », explique le négociateur RD congolais Tosi Mpanu Mpanu.
Un financement en adéquation avec les besoins de l’Afrique
Si les pays africains négocient pour la mobilisation effective des 100 milliards de dollars annuels promis par les pays riches, les États espèrent qu’après 2025, le coût du financement climatique destiné aux pays en développement soit revu à la hausse sur la base d’une réévaluation des besoins.
Le Groupe africain de négociateurs la COP26 estime qu’il faudra entre 750 et 1 300 milliards de dollars par an pour financer l’action climatique dans les pays en développement. « On va essayer de pousser pour que ce financement soit mobilisé et nous voulons qu’il soit alloué sous diverses formes, dont des prêts hautement concessionnels parce que nous savons que le secteur privé malheureusement, s’il s’invite dans la danse, viendra avec des conditions qui ne sont pas très favorables pour les pays africains qui, pour la plupart doivent financer des projets d’adaptation qui n’ont aucune logique en termes de retour sur investissement », explique Tosi Mpanu Mpanu, négociateur pour la RDC à la COP26.
En attendant des engagements globaux, quelques pays ont déjà reçu des promesses de financement. L’Afrique du Sud, le plus gros pollueur du continent africain recevra 8,5 milliards de dollars pour financer sa transition énergétique. La promesse est faite par les États-Unis d’Amérique, l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. L’objectif est de permettre à ce pays d’Afrique australe d’accélérer la fermeture de ses centrales à charbon, et d’ouvrir de nouvelles centrales électriques, mais à énergies renouvelables.
En Afrique centrale, une dizaine de pays (dont les États unis et le Royaume-Uni) et le Fonds Bezos ont annoncé une contribution collective d’au moins 1,5 milliard de dollars de financement entre 2021 et 2025 pour soutenir les efforts menés par les pays du bassin du Congo dans la mise en œuvre des activités REDD+ (Réduction des Émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière). Il s’agit de protéger et de maintenir les forêts de cette région, les tourbières et les autres réserves de carbone essentielles pour la planète. Le président de la RDC Félix Tshisekedi et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont également signé un programme de financement sur 10 ans (2021-31) pour protéger la forêt de la RDC, à travers le changement des techniques d’agriculture traditionnelle qui détruisent la forêt, et le renforcement des mesures de résilience des populations rurales.
Lire également – COP26 : des banques s’engagent à augmenter le financement de l’adaptation au climat
Outre l’adaptation et l’accès au financement, les négociateurs africains à la COP26 ont demandé une reconnaissance des circonstances particulières des besoins du continent. « Un point auquel se sont farouchement opposés les pays d’Amérique latine », a indiqué Tosi Mpanu Mpanu dans une interview accordée à nos confrères de TV5 Monde. L’ambassadeur climat de la RDC à la COP26 a ajouté qu’un processus a été mis en place pour voir comment tenir compte, malgré tout, de cette position prioritaire des pays africains.
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Ecosse : COP26, le négociateur sénior de la RDC et le FFN s’accordent sur la mobilisation des financements-climat
Le Fonds forestier national de la République Démocratique du Congo (RDC) à travers son Directeur général Honoré Mulumba et le négociateur senior de la RDC Tosi Mpanu Mpanu ont échangé, le mardi 9 novembre 2021, sur les stratégies à mettre en œuvre pour l’obtention des financements-climat en faveur de la République Démocratique du Congo.
C’était au cours d’une journée spéciale FFN organisée à Glasgow (Ecosse) en marge de la 26ème Conférence des parties pour le climat.
Selon le Directeur général du FFN, cette collaboration avec le négociateur sénior de la RDC devra se poursuivre au pays.
« Avec son expertise reconnue mondialement, Tosi Mpanu Mpanu est très utile pour le Fonds Forestier National, pour mobiliser les financements. Au pays, nous allons approfondir cette collaboration », a indiqué Honoré Mulumba.
A l’issue des échanges, il s’est avéré que la plus grande source d’émissions de la RDC reste la déforestation.
Pour les experts, « la solution à cette problématique passe également par la protection de ses massifs forestiers et le reboisement ».
Ainsi donc, le FFN entend fructifier la collaboration avec le négociateur sénior du pays afin de mobiliser le maximum des financements-climat et financer les différents projets de reboisement et de boisement, notamment le programme du Chef de l’Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, qui consiste à planter 1 milliard d’arbres à l’horizon 2023.
« Pour gérer cette déforestation, l’outil que notre Gouvernement a, c’est le FFN. En échangeant avec le Directeur général, nous nous sommes rendus compte que nous avons une convergence des vues. Il faut que le FFN puisse prendre la place qui lui revient dans la mise en œuvre de l’action climatique en RDC. Les financements qui vont dans la forêt ne représentent à peine que 3%. Il faut que nous puissions voir ensemble, comment le FFN puisse se positionner pour pouvoir renforcer son action », a déclaré le négociateur sénior de la RDC.
Pour rappel, la forêt du bassin du Congo est la deuxième forêt tropicale du monde. Elle couvre six États et contient un quart de ce qu’il reste de la forêt tropicale sur Terre.
Avec une perte annuelle de 0,3 % durant les années 2000, la région possède le plus bas taux de déforestation de toutes les zones forestières majeures.
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Pour l’UE, “La RDC est un joyau avec sa ressource forestière immense”
Le bassin du Congo abrite la deuxième forêt tropicale du monde après l’Amazonie : elle s’étend sur une superficie de 165 millions d’hectares dont les deux tiers se trouve en RDC. Ses milliards d’arbres, essentiels pour la survie de l’homme, font l’objet de recherches scientifiques poussées.
À Yangambi, à 25m au-dessus de la canopée, se dresse la tour à flux, une structure unique dans le bassin du Congo. Ce site est redevenu un lieu d’expérimentation où l’on cherche aujourd’hui à lutter contre le réchauffement climatique et à restaurer la biodiversité.
Haute de 55m, cette tour à flux est venue rejoindre il y a un an les quelque 1400 tours à flux dans le monde. Il en existe 12 en Afrique. Le projet CongoFlux a été conçu par l’Université de Gand en Belgique et construite à Yangambi, en pleine forêt. Un appareil mesure la direction et la vitesse du vent, un autre, les concentrations de gaz. En combinant ces données, les scientifiques quantifient les flux. La tour est opérationnelle depuis octobre 2020.
“Cette structure nous permet de quantifier les échanges de gaz à effet de serre entre l’atmosphère et la forêt,” explique Thomas Sibret, responsable projet de CongoFlux. “Nous pouvons ainsi calculer en continu la quantité de carbone émise et séquestrée par la forêt du bassin du Congo,” ajoute-t-il.
Premier poumon de la planète
Les forêts du bassin du Congo stockent par hectare et par an, plus de CO2 que l’Amazonie, comme le rappelle Michel Baudouin, directeur de l’ERAIFT (École Régionale d’Aménagement et de Gestion intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux/UNESCO) et recteur de l’Institut facultaire des Sciences agronomiques de Yangambi.
“Cette forêt, contrairement à ce qui se dit beaucoup, n’est pas la deuxième poumon de la planète, mais le premier poumon de la planète : c’est la deuxième superficie, mais c’est la première capacité de fixation de carbone,” indique Michel Baudouin. “Pour beaucoup de raisons biologiques, historiques, on fixe plus de carbone aujourd’hui dans le bassin du Congo que dans le bassin d’Amazonie ou d’Indonésie,” dit-il.
“En sachant ce que notre forêt est en train d’absorber, on se dit pourquoi ne pas protéger cette forêt qui est en train de nous aider à éviter le grave fléau du changement climatique,” ajoute Fabrice Kimbesa, technicien de CongoFlux.
Lutter contre l’érosion de la biodiversité
Le site de Yangambi dans le nord de la RDC était dans le monde, la plus grande station de recherche tropicale lorsque le pays était une colonie belge. Symbole de cette période, l’herbarium qui de sa construction en 1933 jusqu’à l’indépendance en 1960 détenait le plus grand herbier d’Afrique avec 150.000 plantes. Un trésor aujourd’hui en cours de digitalisation grâce au concours du jardin botanique de Meise en Belgique.
Papa Elasi veille depuis plus de 30 ans, sur ce sanctuaire de la botanique et s’inquiète pour l’avenir : “Quand nos collègues belges ont quitté le Congo, ils ont dit qu’ils avaient récolté 40% de la végétation du Congo, il reste 60% qui sont dans la nature et quand on parle de changement climatique, cela me fait peur pour ces espèces,” confie-t-il. “Elles peuvent disparaître sans qu’on connaisse leur existence et la démographie aidant provoque l’érosion de la diversité,” renchérit-il.
Le botaniste Elasi Ramazani rajoute que “80% de la population de la RDC vit d’activités rurales qui provoquent l’érosion de la biodiversité.” Il souhaite aujourd’hui lutter contre la disparition des plantes en créant un jardin systématique dans lequel seraient plantées toutes les espèces du Congo, sur 600 hectares.
Former les futurs gestionnaires des ressources forestières
Aujourd’hui, le CIFOR (Centre pour la recherche forestière internationale) appuyé au niveau logistique par R&SD Technology travaille à faire renaître Yangambi en partenariat avec l’INERA, l’Institut national d’études et de recherche agronomique. Le projet FORETS (Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo) financé par l’Union européenne commence dans des bâtiments presque terminés à la faculté des sciences de Kisangani où l’on forme les futurs acteurs d’une gestion durable des ressources forestières.
La RDC manquait de spécialistes congolais en la matière, ils sont en pleine formation : parmi les matières enseignées, la botanique, la zoologie, les aspects sociologiques comme l’anthropologie, le droit et la politique. Gérer la forêt, c’est aussi gérer les communautés humaines. Ce sont les meilleurs étudiants du pays qui par concours, rejoignent cette université. La formation est donnée par des professeurs qui viennent aussi de l’étranger. Les 260 étudiants en master et doctorat font leurs travaux pratiques à Yangambi, à deux heures de cette ville de 1,2 millions d’habitants, la troisième du pays. Deux heures de navette rapide sur le fleuve Congo nous transportent à Yangambi.
Dans une classe pleine à craquer, certains enfants sont même accrochés aux fenêtres à l’extérieur : ce matin-là, Yves anime un atelier de sensibilisation pour les enfants. Ils seront la prochaine génération responsable de la protection de leur forêt.
Pour l’UE, “la RDC est un joyau avec sa ressource forestière immense”
“La RDC est notre plus grosse enveloppe en faveur de la préservation de la biodiversité en Afrique,” précise Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de l’Union européenne à Kinshasa. “La RDC est un pays solution : c’est un pays immense qui a une ressource forestière immense : c’est un joyau qui est un facteur de développement pour les populations et pour la préservation de la planète,” affirme-t-il.
Le projet FORETS porté sur place par une trentaine de permanents, chercheurs et agronomes venus du monde entier prend aussi la forme d’une ferme école, de recherches sur le café et la biologie du bois avec un laboratoire unique en Afrique centrale et de la construction d’une centrale de cogénération biomasse pour fournir de l’électricité et de la chaleur (cette dernière est utile pour le séchage des poissons du fleuve Congo voisin) dont le premier module sera opérationnel l’été prochain.
L’option de l’agroforesterie
Le projet développe également l’installation de ruches, une source de revenus supplémentaires pour les agriculteurs, la protection des animaux avec la recherche d’alternatives à la viande de brousse, une filière piscicole, une filière bois énergie (avec dans la ville de Kisangani, à une centaine de km de là, l’AFEVADES, une association de femmes qui utilisent du bois recyclé, les déchets de la scierie, pour produire le makala, le charbon de bois) et, grâce à l’agroforesterie, la lutte contre la déforestation. L’objectif est de protéger la réserve de Yangambi en développant une économie qui mette moins de pression sur la forêt, quand les champs rentrent de plus en plus dans la forêt.
Olivier Mushiete, directeur de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et agroforestier, explique que “pour réussir à faire en sorte que la forêt soit moins dégradée, l’une des options, c’est l’agroforesterie, c’est-à-dire accompagner et encourager les communautés locales à pratiquer l’agroforesterie, à planter les arbres pour fertiliser les sols, produire du bois énergie, etc.” dit-il.
Au milieu des pousses d’arachides, les fermiers plantent aujourd’hui à Yangambi, des acacias, des arbres à croissance rapide qui fertilisent les sols. La pépinière du projet FORETS leur a fourni les plantules. Objectif : planter 5 millions d’arbres.
Développer une nouvelle agriculture
L’agroforesterie prend tout son sens à Ntsio, 150 km à l’est de Kinshasa, la capitale. Ntsio signifie savane. Dans la savane herbeuse de cette région, l’Union européenne investit depuis 2013 pour que l’agriculture puisse se développer sur ce sol sableux non productif, nourrir les populations locales et celles de Kinshasa et ralentir l’exode rural. Le projet est géré par la fondation allemande Hans Seidel. Sur place, on reproduit un modèle qui a déjà fait ses preuves, non loin de là, à Mampu. Le projet Ntsio est l’un des plus gros financements de l’Union européenne pour l’Afrique centrale.
260 familles sont savamment réparties sur 5500 hectares où une forêt artificielle a été créée. Les terres ont été cédées par les chefs coutumiers. Ce sont eux qui ont proposé les fermiers qui travaillent sur place. Chaque famille gère 17 hectares, 2 hectares sont consacrés à ses besoins personnels, elle y a planté des palmiers tout près de sa maison et produit de l’huile de palme. Sur les 15 hectares restants, les familles plantent du manioc, des céréales ou des légumineuses qui poussent à l’ombre des acacias, l’arbre providentiel de l’agroforesterie.
Un arbre qui crée de l’ombre, pousse vite, attire des chenilles comestibles, sert à faire du charbon de bois – élément indispensable pour la cuisson des aliments – et présente des propriétés intéressantes selon Benjamin Tandala Kalenza, coordinateur du projet Ntsio et fermier sur la zone : “Ses feuilles qui tombent au fil des années s’entassent et forment une couche d’humus et les racines de l’acacia fixent l’azote. C’est cela qui fertilise les sols dans les même conditions que la forêt,” fait-il remarquer.
L’agroforesterie ne consiste pas seulement à mélanger arbres et cultures, mais à opérer des cycles de récolte, se passer d’un tracteur pour labourer et couper les acacias tous les 10 ans pour produire du charbon de bois. Le charbon de bois est utilisé par 95% de la population pour la cuisson des aliments : c’est quasiment l’unique source d’énergie, donc la coupe de bois est indispensable. Planter des acacias réduit donc la déforestation. Les acacias permettent enfin de produire du miel. C’est un arbre apprécié des abeilles.
Des bornes fontaines en pleine savane
A Ntsio, chaque semaine, les comités de fermiers se retrouvent pour échanger sur les cultures et la vente des produits, principalement pour la ville de Kinshasa et ses 20 millions d’habitants. Des dépôts de stockage sont installés dans le domaine de Ntsio, à la fois pour vendre à des gens venus de Kinshasa et d’où partent les camions qui livreront la région.
L’eau a été installée et les familles se partagent des bornes fontaines, insolites petites installations bleues aux couleurs de l’Union européenne, disséminées dans le paysage verdoyant. Une borne fontaine sert à 8 habitations. Une carte magnétique prépayée permet de gérer sa consommation d’eau. Il suffit de la glisser dans la borne pour que l’eau coule et de la retirer pour que le flot s’arrête. C’est aussi simple qu’un robinet alors qu’on est en pleine savane. Le m3 coûte 5000 francs, soit 2 euros. Les quatre châteaux d’eau sont alimentés par un réseau souterrain de 50km et un forage. Le projet Ntsio assure une sécurité alimentaire et a permis aux fermiers de multiplier par 10 leurs revenus.
“Ma vie est différente parce qu’avant, j’achetais la nourriture, le manioc,” explique Judith Makazi Kazwala, dans sa ferme. “Avant il me fallait sortir de l’argent pour acheter, mais maintenant, ce n’est plus le cas, je vais dans les champs, je récolte et cela me permet de me nourrir,” poursuit-elle. Se nourrir grâce aux champs à côté de sa maison et avoir de l’argent pour envoyer ses enfants à l’école et répondre aux besoins essentiels comme la santé.
Un environnement plus sûr
Une exceptionnelle pépinière, rare en Afrique centrale, fournit les fermiers pour les plantations et offre une formation rémunérée aux enfants des rues de Kinshasa. Payés 5 dollars par jour, ces jeunes entre 16 et 25 ans prennent un nouveau départ, se forment et achètent parfois à leur tour, des terres avec leurs économies. Pierre Matungulu, surnommé “papa oignon”, le chef de cette pépinière de 2 hectares, veille sur ces garçons comme sur ses plantations : les plantules d’acacia ou d’eucalyptus sont arrosées grâce au forage qui pompe l’eau de la nappe phréatique à plus de 100 mètres sous terre. La pompe fonctionne grâce à l’énergie solaire : elle est alimentée par 136 panneaux solaires et par un groupe électrogène.
Ceinturant le site agroforestier, sur 50m de large, une prairie sert de pare-feu pour ralentir les feux de savane. Elle est entourée de 95.000 pinus, un arbre qui brûle mal et qui ne fait pas du bon charbon de bois, donc idéal comme délimitation du domaine de Ntsio. Dans cette bande herbeuse de 250 hectares qui évite la propagation des incendies, le plus grand danger dans la savane, 90 génisses paissent, faucheuses naturelles qui veillent sur la sécurité des habitants. Un élément supplémentaire pour la population de Ntsio qui vit dans un environnement naturel et social plus rassurant.
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Protection des forêts : 1 milliard d’euros engagés par l’UE lors de la COP 26
Lors de la COP 26 de Glasgow, l’Union européenne (UE) s’est engagée à verser un milliard d’euros sur cinq ans afin de protéger et restaurer les forêts du monde.
Lors de la 26e conférence des parties des Nations unies sur les changements climatiques, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que l’UE allait contribuer pour un milliard d’euros à la protection et à la restauration des forêts(nouvelle fenêtre) du monde.
Sur ce milliard d’euros de contribution, 250 millions d’euros seront consacrés à la deuxième forêt tropicale au monde, le bassin forestier du Congo (les plus grands bassins forestiers sont situés en dehors de l’UE). Ce bassin s’étend sur huit pays :
- le Burundi ;
- le Cameroun ;
- le Gabon ;
- la Guinée équatoriale ;
- la République centrafricaine ;
- la République démocratique du Congo ;
- la République du Congo ;
- le Rwanda.
Gérer, restaurer et protéger les forêts
Afin de respecter les objectifs de l’accord de Paris et du pacte vert pour l’Europe, l’UE s’engage sur cinq ans à contribuer pour un milliard d’euros à gérer, restaurer et protéger les forêts du monde.
Selon Jutta Urpilainen, Commissaire chargée des partenariats internationaux, le but est “d’atteindre les objectifs de développement durable et de donner la priorité aux personnes et à la planète”.
L’enjeu n’est pas seulement climatique, puisque “gérer, restaurer et protéger durablement les forêts soutiendra une croissance et des emplois durables”.
Dans cette optique, l’UE travaillera en partenariat avec :
- les gouvernements ;
- la société civile ;
- les peuples autochtones ;
- les acteurs privés.
30% des émissions de gaz à effet de serre absorbées
Les enjeux sont climatiques et économiques. Dans le monde, les forêts :
- procurent nourriture, médicaments et moyens de subsistance à 1,6 milliard de personnes ;
- abritent 80% de la biodiversité mondiale ;
- absorbent jusqu’à 30% des gaz à effet de serre.
Toutefois, les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation sont la deuxième cause du changement climatique.
Ainsi, entre 1990 et 2016, la surface forestière dans le monde s’est réduite à raison de l’équivalent de 800 terrains de football par heure.
Selon un rapport du Centre commun de recherche de la Commission (JRC)(nouvelle fenêtre), en 2020, 340 000 hectares ont été ravagés par les incendies dans plus de 20 États d’Europe. En 2021, la saison des feux a été pire :
- 0,5 million d’hectares ont déjà été consumés, dont 61% de forêts qui mettront des années à se reconstituer ;
- 25% des zones détruites en Europe faisaient partie de sites
- https://www.vie-publique.fr/en-bref/282327-protection-des-forets-et-cop-26-1-milliard-deuros-engages-par-lue





