Fonds Bleu Bassin du Congo

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  • Signature d’un accord de partenariat technique et financier entre la Ministre Soudan-Nonault et la représentante du PNUD-CONGO

    Signature d’un accord de partenariat technique et financier entre la Ministre Soudan-Nonault et la représentante du PNUD-CONGO

    Une signature importante d’un accord de partenariat technique et financier relative à l’appui au prochain sommet des trois bassins de la biodiversité et des forêts tropicales a eu lieu le 01er Septembre 2023, à Brazzaville, entre deux femmes engagées pour la préservation de la biodiversité et des écosystèmes forestiers.


    Madame Arlette Soudan Nonault, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo et Madame Adama Dian Barry, Représentante du PNUD au Congo, ont par cet acte renouvelé leur engagement de soutenir ce grand sommet susceptible de tracer l’avenir de la planète.

    Pour prouver sa détermination dans l’accompagnement technique et financier du sommet des trois bassins de la biodiversité et des forêts tropicales, la représente du PNUD s’est faite assistée lors de cette signature, par les organisations internationales sœurs notamment l’UNESCO et la FAO qui ont à leur tour assuré de leur implication dans les questions liées à la science, au climat et à la gestion des forêts.


  • Sommet des trois Bassins : plus de 1500 participants attendus à Brazzaville

    Sommet des trois Bassins : plus de 1500 participants attendus à Brazzaville

    Les préparatifs du premier sommet des trois Bassins forestiers tropicaux vont bon train, avec l’appel à mobilisation des partenaires techniques et financiers. La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, était face à la presse, ce 2 septembre, pour tenter de situer l’opinion sur l’enjeu de l’évènement et son niveau de préparation.

    À moins de deux mois du sommet des trois bassins de biodiversité et des forêts tropicales, prévu du 26 au 28 octobre à Brazzaville, la sensibilisation des parties prenantes se poursuit via les canaux médiatiques et diplomatiques. Entre 1500 et 2000 représentants des communautés riveraines du Bassin du Congo, de l’Amazonie et du Bassin Bornéo Mékong (Asie du sud-est) sont attendus dans la capitale congolaise, mais aussi des dirigeants politiques, des experts et bailleurs de fonds.

    Brazzaville est prête à accueillir les parties prenantes à l’initiative visant à établir une gouvernance sud-sud pour les régions forestières, a assuré la ministre de l’Environnement, coordonnatrice technique de ce premier sommet des trois bassins. « Nous pouvons estimer à 80% le niveau de préparation du sommet ; il nous reste à finaliser l’envoi des invitations, entre-temps les inscriptions se poursuivent en ligne sur le site dédié au sommet des trois bassins », a indiqué Arlette Soudan-Nonault.

    Parmi les enjeux de la prochaine rencontre figurent la formation d’une coalition des pays des trois bassins avec une gouvernance Sud-Sud des écosystèmes forestiers représentant 80% de la biodiversité mondiale et la recherche des financements autour d’un marché de crédit-carbone « souverain ». Les trois bassins devraient tout faire, a estimé la ministre, pour capter 80% des financements promis lors de la Cop 27 pour le climat et de la Cop15 pour la biodiversité.

    Elle a surtout insisté sur les objectifs à atteindre par les pays du sud, notamment de définir ensemble le schéma de gouvernance mondiale à travers un accord de coopération entre les trois bassins ; de mettre en place des plans d’actions conjoints avec des objectifs clairs et chiffrés de conservation des ressources forestières. « Il nous faut des solutions alternatives pour aller vers la transition énergétique. Nous avons besoin de financement en vue de financer cette transition énergétique. Comment aller vers des panneaux solaires si nous n’avons pas l’argent. Comment nous désengager de l’exploitation forestière si nous n’avons pas d’argent ? », a lancé Arlette Soudan-Nonault.

    Les pays du sud devraient donc proposer un mode de financement adapté à leur réalité et aux besoins des communautés riveraines qui dépendent entièrement des ressources forestières. Les solutions envisagées à ce stade concernent le respect de la norme du marché de crédit carbone, le financement des projets intégrateurs, la levée des risques par les banques d’investissement, le financement des Petites et moyennes entreprises évoluant dans l’écotourisme, l’agriculture résiliente et l’immobilier.

    Source : www.adiac-congo.com

  • Commission climat du bassin du Congo : adopter une position commune lors du sommet des trois bassins tropicaux

    Commission climat du bassin du Congo : adopter une position commune lors du sommet des trois bassins tropicaux

    Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a fait, le 18 juillet, lors de la session extraordinaire de la Commission climat du bassin du Congo, tenue par visioconférence, le point des préparatifs du deuxième sommet des trois bassins des écosystèmes de biodiversité et des forêts tropicales, prévu du 26 au 28 octobre prochain, à Brazzaville, et sollicité l’implication des pays membres dans la préparation de cet événement.

    Élargie aux membres des commissions climats du Sahel et des pays insulaires, la session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission climat du bassin du Congo a connu la participation des présidents de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra. Président de la Commission climat du bassin du Congo, le chef de l’Etat congolais a invité les participants à adopter une stratégie commune, à parler d’une seule et même voix au sommet des trois bassins tropicaux, pour aboutir, a-t-il indiqué, à de meilleurs résultats.

    « La présente rencontre en mode virtuel nous offre l’opportunité de procéder à un échange de points de vue sur notre cause commune, articulée par l’exigence fondamentale de préserver notre planète terre, de l’urgence climatique. Comme nous le savons tous, l’ensemble de l’équilibre naturel, la planète est en péril, le processus vital est engagé si nous ne réagissons pas sans délai dans le cadre d’une réponse forte et adaptée », a averti Denis Sassou N’Guesso.

    Selon lui, le cadre de mise en œuvre de ce sommet étant désormais fixé, « il nous appartient, à nous tous, de l’alimenter, de le façonner, de l’ajuster pour en faire une production commune que nous adopterons et défendrons ensemble. »

    A l’issue des travaux, les participants à cette session extraordinaire ont reconnu que les préparatifs du sommet d’octobre sont suffisamment avancés. Au regard de l’importance des forêts dans la lutte contre les changements climatiques, ils ont réaffirmé leur volonté d’agir ensemble afin d’obtenir les résultats escomptés.

    Source : www.adiac-congo.com

  • Note conceptuelle : Création d’un Institut de recherche sur les tourbières du Congo

    Note conceptuelle : Création d’un Institut de recherche sur les tourbières du Congo

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    La cartographie des tourbières du bassin central du Congo et la découverte qu’il s’agit du plus grand complexe de tourbières tropicales au monde constituent une avancée capitale dans les sciences de l’environnement au XXIe siècle2. L’état quasiment intact des tourbières et l’importance mondiale du carbone stocké dans la tourbe placent leur protection à long terme en tête des priorités de la communauté internationale et des gouvernements de la République du Congo (Rép. du Congo) et de la République démocratique du Congo (RDC).

    Pourtant, les tourbières du bassin central du Congo sont très mal comprises et les études sur le sujet manquent. Rares sont les données qui sont indispensables à leur gestion à long terme. En outre, il existe peu d’experts spécialistes des tourbières du Congo, la plupart venant du Royaume-Uni, associé au laboratoire du professeur Simon Lewis, membre de la Royal Society (FRS).

    Pour changer cette situation, nous proposons de construire un nouvel Institut de recherche sur les tourbières du Congo à Brazzaville. Ce nouvel institut serait un centre d’excellence régional et garantirait que davantage de recherches sur les tourbières soient menées et que ces recherches soient dirigées localement, avec les infrastructures nécessaires pour aider à renforcer les capacités humaines dans la région.

    L’objectif principal est de créer un Institut qui mène des recherches de niveau mondial sur les tourbières d’Afrique Centrale. Ceci comprend la formation d’une communauté d’expert congolaises sur la science des tourbières, dont les membres se feraient les champions d’une gestion des tourbières qui se base sur les données scientifiques pour le reste de ce siècle.

    L’importance d’un tel institut a été soulignée dans la Déclaration de Brazzaville, un cadre pour la protection des tourbières, signée par les gouvernements de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo, qui ont affirmé que la communauté internationale devrait :

    « OEuvrer sans délai pour la création d’un Centre d’excellence de formation, de recherche et d’innovation ainsi que des centres de formations intermédiaires qualifiantes dans le but de développer un capital en ressources humaines compétentes et de qualité destinée au développement et à la promotion de l’éco économie des tourbières de Lac Télé et Lac Tumba. »

    ……

    Toute la note conceptuelle est accessible en cliquant ici

  • Communiqué final du Side Event de Haut niveau sur La Finance climat au centre de l’opérationnalisation de la CCBC et du F2BC

    Communiqué final du Side Event de Haut niveau sur La Finance climat au centre de l’opérationnalisation de la CCBC et du F2BC

    En marge de la 27e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques, s’est tenu un Side Event de haut niveau sur le thème : « La Finance climat au centre de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo », présidée par S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa.

    Retrouvez le communiqué :

    En version française en cliquant ici

    In english version here

  • Communiqué adopté de la Réunion de très haut niveau des commissions Climat Africaines

    Communiqué adopté de la Réunion de très haut niveau des commissions Climat Africaines

    Réunion des commissions Climatiques africaines en marge de la COP27 de la CCNUCC du 8 novembre 2022, Sharm El Sheikh, République Arabe d’Egypte.

    Télécharger le communiqué adopté en cliquant ici

  • L’Opérationnalisation du Fonds Bleu au centre des discussions de la Ministre Soudan-Nonault

    L’Opérationnalisation du Fonds Bleu au centre des discussions de la Ministre Soudan-Nonault

    L’Opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo au centre des discussions qu’a eues Madame Arlette Soudan Nonault en qualité de Coordonnatrice de la commission climat du bassin du Congo.

    La Ministre de l’environnement du développement durable et du bassin du Congo, coordonnatrice de la commission climat du bassin du Congo Madame Arlette Soudan-Nonault a reçu  une délégation de la Banque africaine de développement (BDEAC) conduite par Monsieur Dieudonné EVOU-MEKOU.

    Les échanges entre Madame la Ministre et ses hôtes ont tourné autour du Fonds pour le Bleu Bassin du Congo, F2BC en sigle, notamment sur le projet de convention portant mandat d’hébergement et de gestion de la ligne de financement de la F2BC.

    En effet, il faut rappeler que la sélection de la BDEAC s’est faite par appel d’offres et dans ce projet l’une de ses missions est de faire la mobilisation des Fonds en harmonisation avec le plan d’investissement des 10 milliards de dollars que les Etats avaient adoptés en amont. Il prend en compte tous les projets des 16 pays formant la commission climat du bassin du Congo.

    Il sied de noter que la Commission climat du Bassin du Congo est une entité à part entière qui en son sein possède, un instrument financier appelé financier appelé le fonds bleu.

    Avant la cop27 qui se tiendra à Sharm El Sheikh, il était que se tienne cette rencontre pour évaluer l’état d’avancement de la finalisation des documents avec la banque. Et lui permettre de mobiliser les partenaires et pour les financements des projets retenus dans les 16 pays de la commission climat du bassin du Congo ceci après sélection.

  • La Ministre Soudan-Nonault s’est entretenue avec l’envoyé spécial du Président des États Unis pour le climat John Kerry.

    La Ministre Soudan-Nonault s’est entretenue avec l’envoyé spécial du Président des États Unis pour le climat John Kerry.

    Ce jeudi 15 septembre, en marge de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement qui s’est tenue à #Dakar, la Ministre Arlette Soudan-Nonault, Coordonnatrice technique de la commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, s’est entretenue avec l’envoyé spécial du Président des États Unis pour le climat, l’ancien sénateur et Secrétaire d’Etat John Kerry.

    Au menu des discussions : le plaidoyer de S.E le Président Denis Sassou Nguesso pour le Bassin du Congo, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et le soutien du gouvernement américain à cette initiative.

    La Ministre a rencontré une oreille très attentive.

    Reste maintenant à passer aux actes !

  • Commission climat du bassin du Congo : les experts examinent ses statuts et règlement intérieur

    Commission climat du bassin du Congo : les experts examinent ses statuts et règlement intérieur

    En prélude à la réunion des ministres de la Commission climat du bassin du Congo (CCBC), les experts se sont réunis pour l’examen et l’adoption du projet des statuts de cette commission et faire un point sur la mise en œuvre de ses activités après la dernière réunion des chefs d’État du 29 avril 2018.

    Prenant la parole au cours de ces assises, le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a fait savoir que les pays membres de la CCBC ont consenti un effort très appréciable qui est ponctué par la révision des contributions déterminées au niveau national (CDN) qui balisent désormais la matérialisation des engagements pris. Maleye Diop a félicité la République du Congo qui dispose déjà avec l’appui de ses partenaires un Plan d’investissement de sa CND qui pourrait bénéficier des apports de financement du FBBC et d’autres mécanismes.

    Les documents de statuts de la CCBC soumis à l’examen viennent donc renforcer les mécanismes de son fonctionnement afin de la crédibiliser vis-à-vis des partenaires. De ce fait, il a félicité aussi bien les acteurs étatiques que non étatiques et les partenaires au développement qui soutiennent les pays membres de la CCBC dans ce processus. Précisant que le processus de mise en place de la CCBC et de son instrument de financement le Fonds Bleu suit son cours avec de bonnes perspectives et mérite un accompagnement. « Le Pnud  Afrique dans son accompagnement aux pays de la sous-région est en concertation avec les Etats, pour une offre de services d’appui au bassin du Congo et nous serons très heureux de poursuivre ce partenariat et d’appuyer les efforts déjà entrepris au niveau des pays sur la préservation du climat de manière coordonnée et concertée en transcendant les frontières », a-t-il réitéré.

    Pour la directrice du Centre de compétences de changement climatique (4C Maroc), Rajae Chafil, la CCBC est en train de devenir une réalité. En effet, pense-t-elle, la CCBC et son instrument financier le FBBC constituent aujourd’hui un modèle novateur de solidarité régionale et de coopération sud-sud qui est à suivre par le reste du monde. « La préservation du bassin du Congo, deuxième poumon de notre planète est l’affaire de tous, et l’Afrique démontre aujourd’hui encore une fois sa capacité à trouver non seulement des solutions africaines à des problèmes africains, mais aussi à des problèmes mondiaux. Le CFC Maroc qui a été mandaté par le Royaume du Maroc pour accompagner l’étude de préfiguration et de la concrétisation du FBBC est très fier aujourd’hui de constater le chemin que nous avons tous parcouru ensemble sur cette voie », a-t-elle déclaré.

    Les experts posent un jalon nouveau dans le processus d’opérationnalisation de la CCBC

    La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du bassin du Congo, coordonnatrice technique de la CCBC, Arlette Soudan-Nonault, a rappelé que l’assemblée générale de l’Union africaine, du 6 février dernier, a reconnu l’existence de la CCBC et soutenu sa demande d’accréditation en tant organisation régionale.

    Au terme des travaux des experts, elle a félicité ces derniers pour être parvenus à poser un jalon nouveau dans le processus d’opérationnalisation de la CCBC. « Outre le projet de statut certes d’importance que vous porterez à l’attention des ministres, vous avez également formulé des recommandations pour l’élaboration et l’adoption d’autres textes complémentaires et fondamentaux pour la vie de l’institution. Il s’agit donc des textes qui seront rédigés par des consultants recrutés à cet effet par notre commission. Il s’agit du règlement intérieur, du règlement financier, du statut du personnel, l’organigramme et le manuel de procédure administrative, comptable et financière », a-t-elle déclaré.

    Avant d’ajouter : « Vous avez également échangé sur le financement de 1,5 milliard de dollars annoncé en soutien aux pays du Bassin du Congo pour la protection des forêts, des tourbières ainsi que d’autres réserves de carbone essentiels pour la planète lors de la COP2 à Glasgow et formulés la recommandation que le Fonds bleu pour le Bassin du Congo, instrument financier de la CCBC avec ses 254 projets issus des contributions nationales déterminées des États déjà identifiés servent pour la mobilisation de ce financement. Vous avez relevé comme actions concrètes, que des projets soient sélectionnés à la hauteur du montant promis, de 1,5 milliard de dollars et présenter aux annonceurs pour susciter la mise en œuvre de l’engagement pris. »

    Enfin, Arlette Soudan-Nonault, a souhaité qu’il est important qu’ils aillent à la COP 27 en Egypte qui sera une COP africaine avec une réelle avancée tout au moins un début d’exécution quant à la mobilisation de ce financement.

    Source : adiac-congo

  • Bassin du Congo : les ministres décident de l’organisation et du fonctionnement de la Commission climat

    Bassin du Congo : les ministres décident de l’organisation et du fonctionnement de la Commission climat

    Après le segment des experts, les ministres de la Commission climat pour le bassin du Congo (CCBC) ont décidé du mode d’organisation et de fonctionnement de cette institution voulue par les chefs d’État et de gouvernement, le 19 mai à Brazzaville.

    Auparavant, le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a ouvert la réunion des ministres de la CCBC. Il a signifié que le plan d’investissement, le mécanisme financier et le schéma de gouvernance du Fonds bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), ainsi que le choix de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale pour héberger la ligne de financement du F2BC ayant été approuvés par les chefs d’État et de gouvernement de la CCBC et du F2BC, lors de leur deuxième sommet, le 30 septembre 2021, il est temps de passer à une nouvelle étape dans cette marche en avant qui a pour finalité l’opérationnalisation effective de la CCBC et de son outil financier, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

    Il a précisé que lors de la trente-cinquième session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenue le 6 février dernier à Addis-Abeba, l’assemblée générale a reconnu l’existence légale de la CCBC et soutenu sa demande d’accréditation auprès de l’UA en tant qu’organisation régionale. Ainsi donc, en tant qu’organisation régionale, la CCBC se doit de se doter de textes définissant ses attributions et les modalités de son fonctionnement. « Mon pays, le Congo, dont le chef de l’État assure depuis la conférence de Marrakech, en 2016, la présidence de cette commission, à la demande de ses pairs, a consenti, aux côtés des autres pays membres, des efforts tant politiques que techniques et financiers, pour parvenir aux résultats obtenus depuis lors, et il promet, en toute responsabilité, de s’acquitter, lui aussi, de sa contribution envers l’institution, dans les meilleurs délais », a déclaré le Premier ministre congolais.

    Il a invité et encouragé les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs et toutes les parties prenantes à assurer une convergence des actions, des forces et des ressources autour des objectifs de la CCBC et du F2BC. « L’appui de tous est nécessaire pour l’opérationnalisation effective de la CCBC et la mobilisation des fonds destinés au financement du plan d’investissement du F2BC qui concourt au développement durable et à la promotion de l’économie bleue de ses pays membres », a-t-il poursuivi.

    Des avancées incontestables dans la mise en œuvre des activités de la CCBC

    Pour le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Maleye Diop, le Bassin du Congo, avec ses tourbières, sera sans nul doute le premier poumon écologique de la planète terre et la zone de séquestration de carbone la plus importante. La CCBC, a-t-il ajouté, est un instrument qui se traduit progressivement par la mise en place de ses structures de pilotage, qui permettront à la sous-région et à l’Afrique de contribuer de manière coordonnée à l’effort mondial de lutte contre les changements climatiques. Précisant que le bureau régional du Pnud Afrique est en train de formuler, en concertation avec les États, une offre régionale de services aux pays du Bassin du Congo pour mieux les accompagner dans leurs efforts de préservation et de protection de leur biodiversité et renforcer ainsi leurs efforts de lutte contre les changements climatiques et leurs contributions à la mise en œuvre des accords de Paris.

    Déclarant close la réunion des ministres de la CCBC et F2BC, la ministre Arlette Soudan-Nonault, coordonnatrice technique de la CCBC, a indiqué qu’avec la fin de ces travaux, un pas de plus vient d’être accompli sur le long, mais aussi un fructueux chemin qui mène à l’opérationnalisation pleine et entière de la CCBC et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo. « Nous venons d’adopter les statuts portant organisation et fonctionnement de notre institution. Qu’il me soit permis, au nom du président de la République, président de la CCBC, et en ma qualité de ministre, coordonnatrice technique de la CCBC, de vous remercier toutes et tous pour le travail accompli », a-t-elle déclaré.

    La ministre Arlette Soudan-Nonault a souligné qu’hier c’était le protocole instituant la CCBC, aujourd’hui, ce sont les statuts portant organisation et fonctionnement de la CCBC, et très bientôt, ce sera le cas de tous les autres textes qui viendront compléter l’encadrement juridique nécessaire pour la vie d’une organisation d’envergure régionale telle que la leur. « Vous venez de comprendre que nous ne devons pas nous reposer car le combat pour l’opérationnalisation effective de la CCBC et de son instrument financier le F2BC se poursuivra tant que nous n’aurons pas atteint l’effectivité du financement des 254 projets déjà identifiés dans le plan d’investissement du F2BC. Reprenons donc notre bâton de pèlerin et continuons à interpeller la communauté internationale pour aider les pays membres de la CCBC à concilier la lutte contre les changements climatiques et le développement économique ; l’engagement de toutes les parties prenantes étant la clé pour assurer un co-financement significatif pour le F2BC », a-t-elle dit.

    Source : adiac-congo