Fonds Bleu Bassin du Congo

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  • LA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE

          Le Bassin du Congo concentre l’un des plus impressionnants écosystèmes du monde. Deuxième massif forestier de la planète, second réservoir de carbone après l’Amazonie, sa préservation représente un enjeu primordial et essentiel dans la réduction des effets du changement climatique. Au-delà de ses richesses végétales et fauniques, ses immenses ressources en eau ouvrent des perspectives économiques, sociales et environnementales majeures pour la région.

         Une vaste campagne de sensibilisation sera lancée auprès des populations locales, en partenariat avec les pays participants, dans le but de donner une place importante à l’initiative du Fonds Bleu, la première du genre en matière de politique environnementale en Afrique. Avec le soutien de la communauté internationale, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo ambitionne de devenir une référence en matière de politique environnementale en Afrique.

     

    Source : fondsbleubassinducongo

  • LES BASSINS HYDROGRAPHIQUES

    Les bassins hydrographiques qui couvrent les Etats concernés par le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo forment un réseau très dense dont les principaux sont :

    • Le bassin du fleuve Congo

    Il s’organise autour du fleuve Congo, long d’environ 4 700 km avec un débit moyen annuel de 41 000 m3/s, ses affluents dont les principaux sont l’Oubangui (1 060 km avec un débit de 11 000 m3/s à Bangui), la Sangha (790 km ; 1 714 m3/s à Ouesso) et le Kasaï (2 153 km ; 9 873 m3/s) et le lac Tanganyika considéré comme le deuxième plus profond et plus important lac en volume d’eau douce du monde. Le bassin hydrographique du Congo s’étend sur la République du Congo, le Cameroun, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, l’Angola, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie et la Zambie (Cf. figure 1).

    • Le bassin de l’Ogoué

          Le bassin de l’Ogoué, qui prend sa source aux environs de Zanaga, en République du Congo, est le plus vaste réseau fluvial de la République Gabonaise. Il s’organise autour du fleuve Ogoué long d’environ 1 000 km, avec un débit moyen annuel de 4 689 m3/s et ses principaux affluents la Lolo et l’Ivindo.

    • Le bassin du Kouilou-Niari

          Entièrement situé en république du Congo, le bassin du Kouilou-Niari s’organise autour du fleuve Kouilou-Niari long d’environ 560 km, avec un débit moyen annuel de 856 m3/s et ses principaux affluents la Bouenza, la Loudima et la Louessé.

    • Le bassin de la Sanaga

         La Sanaga, avec 920 km de long, est le plus important cours d’eau du Cameroun. Elle draine un bassin versant d’environ 140 000 km2. Son principal affluent est le Mbam.

    • Le bassin du fleuve Campo

         Le cours d’eau principal du bassin du fleuve Campo ou Ntem, long de 460 km, prend sa source dans la province gabonaise du Woleu-Ntem et se jette dans l’Océan Atlantique au Cameroun. Ce bassin couvre une superficie de 31 000 km2 et constitue une frontière naturelle à l’est entre la République Gabonaise et la Guinée Equatoriale.

    • Le bassin de Mbini

         Il constitue le principal bassin de la Guinée Equatoriale. Le fleuve Mbini qui a sa source en territoire gabonais est long de 338 km.

    • Le bassin du Cuanza

         Son principal cours d’eau, le Rio Cuanza, est le plus long de l’Angola, avec 1 500 km. Il appartient au versant Atlantique.

    • Le bassin de Cunene

         Le Rio Cunene, à la frontière de l’Angola avec la Namibie, long de 1 050 km, est le cours d’eau principal de ce bassin. Il fait également partie des fleuves angolais du versant Atlantique.

    • Le lac Tanganyika et la rivière Malagarasi

           Considéré comme le deuxième plus profond (1 400 m) et plus important lac en volume d’eau douce du monde, le lac Tanganyika se partage sur les territoires de la RDC, de la Tanzanie, de la Zambie et du Burundi. Il est principalement alimenté par le bassin du Malagarasi et envoie ses eaux dans le fleuve Congo par la Lukuga, son émissaire. Le lac Tanganyika héberge 325 espèces de poissons, dont 250 espèces de Cichlidés, pour la plupart endémiques.

    bassin

    Figure 1 : carte du réseau hydrographique du Bassin du Congo
    (source : Teugels et Guégan, 1994)

    Ang : Angola, Bur : Burundi, Cam : Cameroun, Gab : République Gabonaise, Gui : Guinée Equatoriale, RC : République du Congo, RCA : République Centrafricaine, RDC : République Démocratique du Congo, Rw : Rwanda, Tan : Tanzanie, Zam : Zambie.

     

    Source : fondsbleubassinducongo

  • LES DOMAINES D’INTERVENTION

          Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo s’inscrira dans le concept de l’économie bleue défini par la Commission Économique des Nations Unies (CEA) pour l’Afrique en ces termes :

          « L’économie bleue concerne toutes les étendues d’eau, y compris les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines, sans oublier les mers et les côtes. Les principales branches de l’activité économique de l’Afrique basée sur les ressources marines et aquatiques sont aujourd’hui la pêche, l’aquaculture, le tourisme, les transports, le secteur portuaire, le secteur minier et le secteur de l’énergie. »

          En cela, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo doit jouer un rôle essentiel de promotion de l’économie bleue dans cette vaste région pour créer de la croissance économique, du développement durable et améliorer la qualité de vie des populations.

          D’une manière spécifique, Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo permettra de financer des projets concrets à forte valeur ajoutée socio-économique et environnementale, visant entre autres objectifs, à :

    • améliorer les voies de navigation intérieures par un entretien régulier, et aménager les ports secondaires ;
    • développer le système de suivi hydrométrique et météorologique ;
      lutter contre les plantes flottantes et envahissantes ;
    • promouvoir les énergies renouvelables ;
      renforcer l’irrigation en vue d’accroître la productivité des exploitations agricoles ;
      développer la pêche durable, l’aquaculture, la surveillance et l’observation des zones de pêche ;
    • développer le traitement des eaux usées et améliorer l’approvisionnement en eau potable ;
    • développer des systèmes de gestion et de traitements des déchets solides déversés dans les cours d’eau et les océans ;
    • promouvoir le paiement pour services environnementaux basés sur la gestion durable des eaux ;
    • lutter contre les érosions ;
    • gérer et valoriser durablement les mangroves ;
    • promouvoir l’éco-tourisme ;
    • promouvoir les mécanismes de veille sanitaire et environnementale ainsi que la surveillance épidémiologique ;
    • améliorer la connaissance du milieu marin, des eaux continentales et de la biodiversité des écosystèmes respectifs.

    Source : fondsbleubassinducongo

  • Conférence des Ministres de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo

    Conférence des Ministres de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo

    Les principaux documents issus de cette conférence qui s’est déroulée du 3 au 5 octobre 2017 à Brazzaville au Congo ont été :

    – La Déclaration de Brazzaville, dont l’une des recommandations phare a été que la « Commission du Bassin du Congo » devienne « Commission Climat du Bassin du Congo » ;

    – La feuille de route pour l’opérationnalisation du F2BC ;

    – La fiche d’identification des 24 programmes sectoriels à financer par le F2BC.

  • Signature du Mémorandum d’Entente pour la création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC)

    Signature du Mémorandum d’Entente pour la création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC)

    Egalement lancé à l’occasion de la tenue de la CoP22, par le Président Denis SASSOU-NGUESSO, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo est devenu une réalité le 9 Mars 2017 avec la signature par dix (10) pays du Mémorandum d’entente le créant.

    Ce Fonds, identifié comme l’un des principaux outils financiers de la Commission du Bassin du Congo, a pour objectifs de mobiliser les ressources nécessaires auprès des contributeurs et investisseurs, en vue du financement de la mise en œuvre des programmes et projets concourant au développement durable et à la promotion de l’économie bleue dans son champ d’intervention.