Fonds Bleu Bassin du Congo

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  • COP23 : une COP d’actions, enjeux et perspectives pour les Etats membres

    Le lundi 06 novembre, s’est ouvert à Bonn en Allemagne, la 23ème Conférence des parties sur le Climat (COP23). Cette COP, dite d’actions est une tribune pour les pays membres de faire une évaluation sur les deux ans qui se sont écoulées après la signature de l’accord de Paris. Le 12 décembre 2015 restera sans nul une date historique dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pour la première fois, plus de 180 États membres de la convention cadre des nations unie sur les changements climatiques étaient parvenus à aplanir leurs divergences pour sauver la planète embrasée par les gaz à effet de serre produits par les activités anthropiques.

         La satisfaction ressentie ce jour-là à Bourget, n’était pas loin de celle que ressentent les fidèles catholiques à la vue de la fumée blanche qui s’échappe de la cheminée du Vatican pendant le conclave des cardinaux.

          « Nous avons un accord !!!! » , se sont exclamées plusieurs personnes, à l’annonce par Laurent Fabius de l’adoption de l’accord de Paris. Ce texte, qui vise d’une part à limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète bien en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et, d’autre part, « à poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C » , est entré en application le 4 novembre 2016. Ce laps de temps entre la signature et l’entrée en vigueur s’explique par la nécessité de réunir la signature de 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre.

         Deux ans après , le moment est venu pour passer de la parole à l’action. Les travaux de la COP23, qui se tiennent à Bonn, en Allemagne, depuis le 06 Novembre se fermeront le 17 novembre prochains. Plusieurs autres objectifs sont inscrits à l’agenda, notamment celui de la gestion de la délégation américaine, après l’annonce de Donald Trump sur le désengagement de son pays à l’accord de Paris.

    Au regard de toutes les catastrophes naturelles qui ont précédé cette 23ème Conférence des parties sur le Climat, il est plus que jamais impératif d’appliquer l’accord de Paris pour éviter à la planète une trajectoire apocalyptique. C’est pour cette raison que la COP23, sous la présidence des îles Fidji devra tenir d’un certain nombre d’enjeux.

    FAIRE AVANCER LES NÉGOCIATIONS SUR L’ACCORD DE PARIS

       L’une des tâches de cette la COP23 est bien celle de « préparer le dialogue de facilitation, qui portera sur la révision des contributions nationales à la hausse afin d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris« , explique le Parlement européen, qui a une délégation de 12 députés à Bonn pour un dialogue normalement prévu pour 2018.

      Cette COP23 s’annonce donc comme une conférence plutôt technique, qui vise à préparer la COP24, qui sera organisée en 2018, en Katowice (Pologne). C’est à ce moment-là que l’on connaîtra les détails de la mise en œuvre concrète de l’accord de Paris que Laurent Fabius avait décrit comme « ambitieux et équilibré » .

    GÉRER LA POSITION AMÉRICAINE

        La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe. Le 1er juin dernier, Donald Trump a confirmé que les États-Unis se retireraient de l’accord de Paris, considérant que le texte « désavantageait » son pays. Pour autant, la décision du président américain ne pourra entrer en application qu’à partir de 2019, une délégation américaine sera donc bien présente à Bonn.

        Les regards seront braqués sur les représentants de l’administration Trump, qui auront à choisir entre plusieurs stratégies, notamment, s’impliquer dans les négociations pour avantager leur pays, paralyser les discussions ou alors rester neutres et en retrait.

     EMPÊCHER D’AUTRES PAYS D’EMBOITER LE PAS AUX USA

        Si le risque semble modéré, il n’est pas impossible que certains pays, qui redoutent les règles auxquelles ils seront soumis, puissent eux aussi se désengager de l’accord de Paris, au même titre que les États-Unis. À ce titre, une attention toute particulière sera portée au cas de la Russie, seul pays du G20, avec la Turquie, qui n’a pas ratifié le texte à l’heure actuelle. Vladimir Poutine pourrait par exemple réitérer la stratégie mise en place en 2001, lors du retrait des États-Unis du protocole de Tokyo. Il avait ainsi profité de la situation pour obtenir de nombreuses concessions concernant les objectifs demandés à son pays avant de se réengager.

     SENSIBILISER LA PLANÈTE SUR LA SITUATION DES ÎLES PACIFIQUES

      « Les enjeux pour nous sont extrêmement importants », a déclaré le premier ministre des îles Fidji et président de la COP23, Frank Bainimarama. « Spécialement pour nos amis des îles Marshall, Tuvalu et Karibati, dont l’existence même est menacée. Mettre en oeuvre l’accord de Paris est crucial mais pas suffisant pour nous sauver. Nous devons aussi convaincre le reste du monde d’aller encore plus loin » avait-il expliqué lors du discours d’ouverture d’un rassemblement préparatoire à la COP, le 16 octobre dernier.

       Ces territoires sont en effet en grand danger. Plusieurs experts et ONG estiment que si le réchauffement climatique n’est pas limité à 1,5 degré, les îles et littoraux pourraient être rayés de la carte. A quelques heures du début de ces grandes assises sur le climat, les défenseurs de la planète ne souhaitent rien de plus que la volonté des politiques, à concrétiser l’accord de Paris qu’ils ont eux-mêmes signé.

  • COP23 : 2017, en passe de devenir l’année la plus chaude

    Alors que 196 pays sont réunis à Bonn pour la COP23, une étude montre que 2017 est en passe de devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée hors El Nino.

    Un nouveau constat scientifique qui sonne comme un nouveau cri d’alarme… 2017 s’apprête à devenir l’année la plus chaude jamais recensée si l’on exclut les années où El Nino a sévi. C’est l’Organisation météorologique mondiale qui l’annonce dans un bilan publié en marge de la COP23. La conférence s’est ouverte à Bonn sous la présidence du chef du gouvernement fidjien, Frank Bainimarama, qui a appelé à agir urgemment contre le réchauffement planétaire.

    C’est un signal important que les îles Fidji occupent la présidence cette année, a pour sa part déclaré Barbara Hendricks, la ministre allemande de l’Environnement. Cela attire l’attention sur l’un des problèmes centraux de la politique climatique : les effets du changement climatique sur les petits Etats insulaires. Nous avons convenu à Paris de maintenir le réchauffement climatique sous les 2 degrés Celcius, et même de le limiter à 1,5 degrés si possible. Cette limitation à 1,5 degrés est particulièrement importante pour les petits Etats insulaires.”

    196 pays sont réunis jusqu’au 17 novembre, y compris les Etats-Unis dont le retrait de l’accord sur le Climat interviendra dans trois ans. Objectif : rediscuter des engagements pris par chaque pays alors que l’on sait d’ores et déjà qu’ils seront insuffisants en l‘état et préciser les règles d’application.

    Correspondants AFP

  • COP 23 : La République Centrafricaine prend part aux négociations sur le climat à Bonn en Allemagne

    La République Centrafricaine comme les autres pays du Bassin du Congo, prend part aux négociations sur le climat du 06 au 17 novembre 2017 à Bonn en Allemagne.

    L’objectif de cette rencontre est de définir un mode d’emploi pour l’Accord de Paris, qui vise à contenir le réchauffement climatique sous la barre de  2 o C.

    Pour arriver à respecter ces engagements, il va falloir mettre des activités en œuvre. Ainsi chaque partie porte les discussions selon la ligne de ses intérêts ou d’un groupe auquel il appartient.

    L’une des priorités de la RCA en particulier et des pays du  Bassin du Congo  en général est l’adaptation. L’adaptation est la responsabilité globale, par conséquent, les pays développés ont l’obligation de soutenir les objectifs d’adaptation et d’action conformément à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques CCNUCC, afin de mettre en œuvre efficacement les actions et atteindre les objectifs tels que :

    La formulation et la mise en œuvre de plans nationaux d’adaptation (PAN) en tant que moyen de hiérarchiser et de communiquer les besoins d’adaptation à moyen et à long terme et de mettre en place des systèmes nationaux de planification et de mise en œuvre à long terme.

    La mise en œuvre de l’accord de Paris devrait promouvoir et accroître la capacité d’adaptation et la résilience des pays en développement dans le contexte du développement durable.

    Avant la COP 23 les efforts  pays développés n’étaient pas consentis sur l’adaptation .Mais depuis le début des négociations quelques annonces ont eu lieu au profit des questions d’adaptation.

    Après le démarrage des consultations informelles Co- facilités par l’Argentine et le Pays –Bas , plusieurs pays en développement ont annoncé que le Fonds pour l’adaptations doit être mis au service de  l’Accord de Paris et les modalités devraient être élaborées suivant un échéancier à discuter .Les travaux se poursuivent afin d’avoir des issus pour la mise en œuvre effective de ce fonds notamment ceux liés à la gouvernance , aux arrangements institutionnels ,et  aux garanties et modalités de fonctionnement .

    Le Coordonnateur National Climat de la RCA MRS Gildas Igor TOLA KOGADOU et Hervé MAIDOU Coordonnateur PREREDD au sorti des réunions de négociations BONN
    Le Coordonnateur National Climat de la RCA MRS Gildas Igor TOLA KOGADOU et Hervé MAIDOU Coordonnateur PREREDD au sorti des réunions de négociations BONN

    Mariam AMOUDOU SIDI,

    Coordonatrice du journal PENDERE GBAKO pour le RECEIAC

     

  • Bassin du Congo: l’impact de l’exploitation minière sur la biodiversité.

    Le Bureau régional du WWF pour l’Afrique centrale a rendu public le 01 novembre 2017 les résultats d’une étude menée sur l’exploitation minière et la conservation de la biodiversité dans le Bassin du Congo. Axée sur quatre pays de la sous-région, cette étude analyse la situation actuelle et formule des recommandations sur le secteur minier dans les forêts du Bassin du Congo afin d’éviter que le développement du secteur minier ne mette en péril les habitats forestiers, la biodiversité et les écosystèmes. Ce qui affectera négativement les communautés qui dépendent largement des ressources forestières.

    Installation de Banro Mining en Rép. Dém. du Congo/ Photo- Janvier Barahiga

    Le Cameroun, le Gabon, le Congo et la République démocratique du Congo étaient au cœur de cette étude commissionnée par le WWF pour établir les liens entre l’exploitation minière et la biodiversité dans le Bassin du Congo.  Bien que l’exploitation minière contribue de manière significative au développement économique dans la sous- région, un certain nombre de facteurs dont notamment l’absence de cadre politique solide, de non-conformité et la faible ou le manque d’application des normes environnementales, pourraient conduire à un développement non durable, assorti de confits liés à l’utilisation des terres, à des impacts environnementaux néfastes, à une perte de la biodiversité, aux changements des paysages et à des avantages inappropriés pour les communautés locales, informe ce rapport.

    C’est ainsi qu’il fournit des données précises et des outils aux parties prenantes et décideurs qui ont besoin d’informations appropriées sur les zones minières et forestières dans le Bassin du Congo. Ce rapport fournit des propositions concrètes pour limiter les risques de l’exploitation minière sur la biodiversité. « Cette étude est un outil important pour tous les acteurs présents dans le domaine de l’environnement dans le Bassin du Congo. Le WWF invite donc à analyser ses conclusions et à le rejoindre dans la promotion de la conservation des services rendus de la biodiversité et des écosystèmes dans le Bassin du Congo », a déclaré Marc LANGUY, Directeur du WWF pour l’Afrique centrale.

    Pour rappel, les différentes thématiques (huile de palme durable, lutte contre le braconnage, gestion des zones protégées, gouvernance et responsabilités des marchés, etc.) sur lesquelles le WWF travaille dans le Bassin du Congo représentent une opportunité pour construire des modèles innovants avec les différentes parties prenantes. Ce qui persuade cette organisation non gouvernementale internationale dédiée à la protection de l’environnement et fortement impliquée en faveur du développement durable, qu’une partie importante des services environnementaux de la zone forestière pourrait être maintenue si les outils de guidage appropriés étaient fournis aux décideurs.

    Thierry-Pau l KALONJI

  • Ouverture du Segment des Experts Conférence des Ministres de L’Environnement et des Finances

    Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des finances de l’Afrique centrale et de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo : SEM Arlette SOUDAN-Nonault, Ministre du tourisme et de l’environnement du Congo, ouvre les travaux du segment des Expert
    Brazzaville (Congo), 03 Octobre 2017

        Placée sous le très haut patronage de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Président de la Commission Climat du Bassin du Congo, la Conférence extraordinaire des Ministres de l’environnement et des finances de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu du Bassin du Congo et sur la position commune à la CoP23, s’est ouverte ce 03 Octobre 2017 à l’hôtel Radison Blue de Brazzaville, par les travaux du Segment des Expert.

    Ce segment des experts de la Conférence extraordinaire des Ministres était présidé par SEM Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre du tourisme et de l’Environnement de la République du Congo.

        La réunion a regroupé environ deux cents participants venus des pays ci-après : Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République Démocratique du Congo, Rwanda, Tchad, Maroc, Tanzanie. Y ont également pris part, les experts du Secrétariat général de la CEEAC, du Secrétariat général de la Communauté de l’Afrique de l’Est, des institutions régionales et sous-régionales telles que la Commission des Forêts d’Afrique Centrale(COMIFAC), la Conférence sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC), le Pool Energétique d’Afrique centrale (PEAC), la Banque de Développement de l’Afrique Centrale (BDEAC), la Commission de l’Union Africaine (UA), la Commission Internationale Congo Oubangui Sangha (CICOS), la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), les experts du Réseau des Parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (REPAR), du Centre de Compétences en changement climatiques (4 C Maroc), du Réseau des Organisations de la Société civile pour l’économie verte (ROSCEVAC), du Réseaux Femmes Africaine pour le Développement Durable (REFADD), du Réseau des Jeunes pour la Gestion Durable des Ecosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale (REJEFAC) et du Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale (RECEIAC), les représentants des partenaires techniques et financiers suivants : Fonds Mondial pour la Nature (WWF), Coopération Française, Coopération Allemande (GIZ), UNESCO, FAO, PNUE, UNOCA, Banque Mondiale.

        La réunion avait objectif général, d’accélérer l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu du Bassin du Congo à travers la mise en place des outils (institutionnels, techniques, financiers) déjà créés et en cours de création dans les deux Communautés Économiques Régionales pour une lutte efficace contre les changements climatiques et l’adopter une position commune des Etats à la vingt-troisième Conférence des Parties (COP 23) sous la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

    De manière spécifique, il s’agissait d’examiner, en vue de leur adoption par la Conférence des ministres, les documents suivants :

    1. le projet de Déclaration des Ministres de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo, du Fonds bleu du Bassin du Congo et l’adoption de la position commune des Etats à la COP 23 ;
    2. le Projet de texte portant structuration, organisation et fonctionnement de la Commission climat pour le Bassin du Congo, ainsi que le Projet de décision portant institutionnalisation de la Conférence des Ministres de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur le Climat ;
    3. les projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleue ;
    4. l’agenda des activités conjointes des pays de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est à la COP 23 ;
    5. le projet de décision portant création du Centre d’Excellence de Recherche, de Formation et d’Innovation sur la Finance verte à intégrer dans une structure existante en Afrique centrale ;
    6. Le projet de plan d’action 2017-2018 de la Commission Climat du Bassin du Congo, le projet de budget de fonctionnement de l’Unité de Démarrage de la Commission Climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo.

           Modérée par Madame Angèle LUH, Représentante du PNUE en Afrique de l’Ouest, la cérémonie d’ouverture du segment des experts, a été marquée par les allocutions du représentant du Secrétaire Général de la CEEAC, de la Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale et le discours d’ouverture de la Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo.

            Dans son mot de circonstance, Monsieur Honoré TABUNA, Représentant du Secrétariat Général de la CEEAC a souligné que pour la CEEAC, la Commission Climat du bassin du Congo est un outil et un modèle pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement et le développement des entreprises, l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vie des populations. Il s’est réjoui du fait que cette Commission contrairement aux deux autres Commissions créés à Marrakech en 2016 a la particularité d’avoir un outil financier qu’est le Fonds bleu. Il a ensuite exprimé tout l’engagement de la CEEAC qui ne ménagera aucun effort pour accompagner l’accélération de l’opérationnalisation dudit fonds. Le représentant de la CEEAC a enfin félicité les autorités congolaises pour la tenue dans un délai court de la présente conférence à un mois de la COP 23 prévue à Bonn en Allemagne en novembre prochain.

          Prenant la parole à son tour, SEM Ingrid Olga Gislaine EBOUKA BABAKAS, Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, a exprimé sa sensibilité aux questions de développement durable, qui inclut la préservation du capital écologique dans son volet planification, programmation, budgétisation et suivi-évaluation de programmes et projets y relatifs. Elle a ensuite relevé le fait que l’Afrique, qualifiée d’espace géographique de loin, le moins pollueur, est en définitif, le continent le plus impacté par les bouleversements de son écosystème. Elle s’est réjouie de la création du Fonds bleu, qui est une initiative complémentaire au Fonds vert du Système de l’Economie Verte de l’Afrique Centrale, et portée par son Excellence le Président de la République du Congo. Terminant son mot, Madame la Ministre a invité les participants à examiner dans un esprit constructif, les différents documents soumis à leur appréciation.

           Dans son discours d’ouverture, SEM Arlette SOUDAN NONAULT, Ministre du Tourisme et de l’Environnement, au nom de son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, et Président de la Commission Climat du Bassin du Congo, du gouvernement et à son nom propre, a adressé ses chaleureuses salutations et témoigné l’hospitalité légendaire de son pays, le Congo. Elle a ensuite exprimé sa profonde gratitude à l’endroit de la BDEAC et d’autres partenaires techniques et financiers pour leur appui conséquent à l’organisation de cette Conférence. Présentant les différents thèmes de la Conférence, Madame la Ministre a relevé que les résultats des travaux des experts seront soumis aux Ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est pour examen et adoption lors de leur huis clos prévu le 05 Ocobre 2017. Pour terminer, elle a émis le vœu que les échanges au cours de la réunion des experts soient constructifs et fructueux, avant de déclarer ouvert les travaux du segment des Experts.

           Il faut noter ici que le Discours d’ouverture de la Ministre du Tourisme et de l’Environnement a été précédé par la projection du film documentaire « Fonds bleu pour le Bassin du Congo », qui a été longuement applaudi par les participants.
    Le déroulement des travaux des experts prévoyait à la suite de la cérémonie d’ouverture, trois sessions à savoir ; (i) une session introductive pour la mise en place du Bureau de la réunion, (ii) Une session consacrée aux présentations liminaires et, (iii) les travaux de groupe et restitutions en plénière.

    QUELQUES PHOTOS

     

  • LES OBJECTIFS DU FONDS BLEU

           L’initiative du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, portée lors de la COP 22 à Marrakech (Maroc) par le président du Congo Denis Sassou N’Guesso avec l’appui de la Fondation Brazzaville pour la paix et la préservation de l’environnement, a pour ambition de redéfinir les bases d’une économie collaborative associant exploitation raisonnée des forêts et gestion durable des eaux des côtes maritimes, du fleuve Congo et de ses affluents.

            Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo vise à renforcer l’approche écosystémique de gestion intégrée du massif forestier et des eaux du Bassin du Congo, zone géographique couverte qui comprend plusieurs bassins hydrographiques et d’importantes zones côtières.

            La connaissance, l’utilisation durable et l’interaction des biodiversités terrestres, marines et côtières, ainsi que la préservation des ressources en eau et la promotion subséquente de l’économie bleue, nécessitent des actions concertées des pays riverains et la disponibilité de ressources financières suffisantes et adaptées pour soutenir des projets d’intérêt commun.

             Dans cette perspective, les douze États membres du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo inviteront les partenaires techniques et financiers spécialisés dans les questions environnementales à s’associer à cette initiative.

    Source : fondsbleubassincongo

  • Bassin du Congo : réflexion à Brazzaville sur les voies du financement

    [vc_row][vc_column][vc_custom_heading text=”Monsieur Clément MOUAMBA , Premier Ministre, Chef du Gouvernement ,lors de son allocution pendant la Conférence Extraordinaire des Ministres des Finances et de l’Environnement de la CEEAC et de CAE” font_container=”tag:p|font_size:14px|text_align:center” link=”url:http%3A%2F%2Ffr.africanews.com%2F2017%2F10%2F10%2Fbassin-du-congo-les-voies-du-financement%2F|title:%20focus%20Bassin%20du%20Congo%20%3A%20r%C3%A9flexion%20%C3%A0%20Brazzaville%20sur%20les%20voies%20du%20financement||”][vc_column_text css=”.vc_custom_1507721249531{border-top-width: 10px !important;padding-top: 10px !important;}”]

    Le Bassin du Congo, un véritable concentré d’une rare richesse écologique. C’est en effet 10 % de la biodiversité mondiale repartie sur plus de 500 000 hectares avec au moins 250 millions d’habitants. C’est aussi le deuxième poumon du monde, après la forêt de l’Amazonie du fait de l’importance des réserves de carbone. Un patrimoine à préserver et à promouvoir, ont dit en choeur les experts réunis à Brazzaville pour la conférence sur l’opérationnalisation du fonds bleu – un organe devant permettre de rendre effective la commission climat du Bassin du Congo.

    Il n’aura échappé à personne en effet que si les émissions nocives viennent du nord, les catastrophes dites naturelles – mais en réalité provoquées frappent au sud souligne Arlette Soudan Nonault, la ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement. (…) Il nous faut établir un rapport de force crédible. Oui, bien sûr, le fonds bleu comme tous les autres, se doit d‘être opérationnel. Nous n’avons pas le droit à l‘échec. Et pour cela, nous devons agir vite et ensemble.

    Exploité judicieusement, les experts sont d’avis que le bassin du Congo pourrait être un véritable catalyseur de développement économique.

    Source : africanews.com

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  • COMIFAC_CONFERENCE EXTRAORDINAIRE DES MINISTRES

          Du 03 au 05 octobre 2017, s’est tenu dans la salle de conférence de l’hôtel Radisson Blu à Brazzaville en République du Congo, la Conférence Extraordinaire des Ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission pour la Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et du Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale et la position commune face à la COP23.

    L’objectif général de cette conférence était d’une part l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission Climat pour le Bassin du Congo (CCBC), créé à Marrakech en marge de la COP22 à travers le fonctionnement de certains outils déjà créés et en cours de création, comme le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). D’autre part il était question d’adopter la position commune des Etats face à la COP23.
    De façon spécifique, il était question d’adopter, entre autres :
    – la Déclaration des Ministres de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo et la position commune des Etats face à la COP 23 ;
    – le projet de texte portant structuration, organisation et fonctionnement de la Commission climat pour le Bassin du Congo ;
    – du plan d’action 2017-2018 de la commission pour le Bassin du Congo ;
    – le Projet de décision portant institutionnalisation de la Conférence des Ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est ;
    – la feuille de routes 2017 et 2018 pour l’opérationnalisation du F2BC ;
    – les projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleue ;
    – l’agenda des activités conjointes des pays de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est à la COP23 ;
    – les Termes de Référence de l’Unité de Démarrage conjoint Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale (UD-F2BC et FEVAC) ;
    – le projet du budget destiné au fonctionnement de l’UD-F2BC et FEVAC.

    1. Résultats attendus

    Les résultats attendus étaient structurés sur plusieurs plans à savoir :
    – Le plan politique et stratégique
    · Déclaration des Ministres de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la commission climat pour le bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le bassin du Congo et le Fonds pour l’Economie Verte en Afrique Centrale et l’adoption de la position commune sur la COP23 ;
    · Renforcement de la coopération entre la CEEAC et la Communauté de l’Afrique de l’Est ;
    · Renforcement de l’intégration africaine à travers le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo
    – Le plan technique
    · Adoption du plan d’action 2017-2018 de l’opérationnalisation de la commission climat pour le Bassin du Congo ;
    · Adoption des projets et Programmes sectoriels sur le développement de l’économie bleue en Afrique de l’Est et en Afrique Centrale ;
    · Actualisation des projets et programmes sectoriels sur l’économie verte et l’économie bleue en Afrique centrale.
    – Le plan opérationnel
    · Projet du concept du Centre d’Excellence sur la recherche, l’innovation et la formation sur l’économie bleue en Afrique centrale et l’Afrique de l’Est ;
    · Projet du concept de Centres d’Excellence de Recherche, d’Innovation et de Formation sur l’économie verte en Afrique centrale et l’Afrique de l’Est ;
    · Accélération des activités de l’Unité de Démarrage conjointe du F2BC et du FEVAC (UD-F2BC-FEVAC).
    – Le plan financier
    · l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, outil financier de coopération inter Communautés Economiques Régionales (CER) ;
    · l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale, outil financier de coopération sous régionale.
    – Le marketing et de la communication
    · Promotion de la commission climat pour le bassin du Congo ;
    · Promotion de la finance verte et la finance bleue ;
    · Promotion de la coopération entre la CEEAC et la Communauté de l’Afrique de l’Est.

    2. Déroulement des travaux

    Les travaux se sont déroulés en trois jours structurés autour de deux segments : le segment des experts (les deux premiers jours) et le segment des Ministres (le troisième jour).

    Le segment des experts a été caractérisé par trois sessions. La première session était consacrée à la cérémonie d’ouverture avec un mot du Représentant du Secrétaire général de la CEEAC, un mot du représentant du Président de la BDEAC, et l’allocution d’ouverture du Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République et Coordonnatrice de la Commission Climat pour le Bassin du Congo.
    La deuxième session était consacrée à la mise en place du bureau du segment des experts et de la présentation et de l’adoption de l’ordre du jour. Ainsi la présidence était assurée par le Congo, la Vice-Présidence par le Maroc, le Gabon et la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est. Le rapportage était assuré par la RDC, la Guinée Equatoriale et les membres étaient la RCA, la Cameroun et le Tchad.
    La troisième session était consacrée à des présentations introductives :
    – La Fondation Brazzaville par son Directeur ;
    – Centre de Compétence en Change Climatique par son Directeur ;
    – Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale et autres outils existants, CEEAC ;
    – Eléments sur les dossiers techniques préparatoires à la COP 23, COMIFAC ;
    – Finance verte et Finance bleue, BDEAC
    – Différents outils existants en Afrique de l’Est, EAC

    Source : comifac.org

  • LES PAYS PARTICIPANTS

         Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo vise principalement à promouvoir « l’économie bleue » du Bassin du Congo, avec un principe de gestion communautaire et régionale qui implique douze pays

    • République du Congo,
    • Angola,           
    • Burundi,
    • Gabon,
    • Centrafrique,
    • République démocratique du Congo,
    • Guinée Équatoriale,
    • Cameroun,
    • Tanzanie,
    • Rwanda,
    • Zambie et Tchad –

    Pays dans lesquels seront développés des projets dans les secteurs clés de l’agriculture bio, l’écotourisme, l’artisanat traditionnel, l’énergie, avec l’objectif de renforcer les économies durables de la région et d’offrir une alternative à la déforestation.

    Source: fondsbleubassinducongo